Les opportunités d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie au Nigéria ont été mises en avant, jeudi à Rabat, à l’occasion de la tenue de la deuxième édition du Forum d’affaires Nigéria-Maroc.

Organisé par l’Ambassade du Nigéria au Maroc, cet événement a pour objectifs de dynamiser les échanges économiques entre le Maroc et le Nigéria et d’informer les opérateurs économiques marocains des mesures incitatives mises en place par le Nigeria pour développer l’investissement dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie.

La deuxième édition de ce Forum se veut également une occasion pour les deux pays de partager leurs expériences et renforcer les relations de coopération Sud-Sud, tout en permettant aux participants de prendre connaissance de la politique nigériane dans le domaine des investissements étrangers.

S’exprimant à l’ouverture de ce Forum, l’ambassadeur du Nigéria à Rabat, Baba Garba, a mis en exergue les liens séculaires liant le Maroc et le Nigéria et salué la volonté des deux pays d’œuvrer pour le renforcement de la coopération bilatérale particulièrement lors des quatre dernières années.

Il a également rappelé la visite de SM le Roi Mohammed VI au Nigeria en 2016, dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud, qui a donnée lieu à la signature de plus de 15 accords entre les deux pays, dont l’accord relatif au gazoduc Maroc-Nigéria.

Le Nigeria mène une politique de diversification de son économie et souhaite dans ce cadre développer les relations économiques avec le Maroc, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie, a-t-il ajouté.

De son côté, le vice-gouverneur de l’Etat de Sokoto, Alhaji Munir Dan’iya, a indiqué, au nom du gouverneur de l’Etat de Sokoto, Aminu Waziri Tambuwal, que ce Forum constitue une plateforme qui permet de consolider les relations bilatérales en matière d’agriculture et d’énergie, rappelant les différents volets de coopération entre le Maroc et le Nigéria, notamment dans les domaines des infrastructures, du commerce et de l’industrie.

Il a en outre mis en relief le potentiel économique de son pays, particulièrement les ressources minières, faisant savoir que le gouvernement du Nigéria s’emploie à développer et à diversifier son tissu économique en vue de tirer profit l’ensemble des atouts que recèle le pays.

 

Le gazoduc Maroc-Nigéria, pierre angulaire de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest

Par ailleurs, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra a souligné que le gazoduc Maroc-Nigéria est un projet à caractère stratégique et structurant qui constitue la pierre angulaire de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et un catalyseur du développement socio-économique de tous les pays de la région.

Ce projet, qui illustre une très forte volonté de coopération régionale au bénéfice de l’ensemble du continent africain, offre d’énormes opportunité à une multitude de pays et d’acteurs économiques, a-t-elle indiqué.

Le gazoduc, qui s’étale du Nigéria au Maroc, couvre 16 pays africains représentant un PIB total de 670 milliards de dollars, a précisé Mme Benkhadra, notant qu’il est né de la vision de SM le Roi Mohammed VI et du Président nigérian Buhari et procède d’une volonté d’intégration de l’Afrique pour consolider les liens et stimuler le commerce intra-régional.

S’attardant sur les atouts et le potentiel du secteur minier national, la DG de l’ONHYM a relevé que la grande expérience dont dispose le Maroc en la matière, ajoutant que le Royaume a développé un savoir-faire considérable tant au niveau du phosphate, la principale richesse du Royaume, que des autres produits miniers dont les métaux précieux et industriels.

Cette expérience qui remonte à plusieurs siècles, a donné lieu à un secteur national structuré qui maîtrise les activités de la recherche, l’exploitation, la valorisation et la commercialisation et qui jouit d’un environnement réglementaire développé, a-t-elle expliqué.

Mme Benkhadra a en outre réitéré la disposition du Maroc à collaborer avec l’ensemble des pays Africains dans le cadre d’une coopération inclusive, notant que les partenariats signés par l’ONHYM avec certain pays du contient portent sur l’accompagnement des capacités humaines par le biais de formations en technologies et géochimie en plus du volet de la gouvernance et l’environnement législatif et réglementaire.

Pour sa part, Farouk Garba Said, directeur d’exploitation à la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), a mis en avant la capacité du projet du gazoduc Maroc-Nigéria à créer de nouveaux des débouchés pour le gaz nigérien ainsi que les retombées positives de ce projet sur les exportations du Nigéria vers les différents pays du monde.

Outre la diversification des marchés à l’export, ce pipeline servira également aux projets d’électrification, tant vitaux pour les villes africaines, a-t-il dit, notant que l’intégration économique des pays de la région ouest africaine, favorisée par le gazoduc, aura un impact direct sur la vie quotidienne des populations d’Afrique.

Au programme de ce Forum figurent deux séances plénières, sous les thèmes “Agriculture et agro-industries” et “Energies et mines” au cours desquelles plusieurs questions fondamentales seront abordées: “comment sont structurés les secteurs productifs au Nigéria ?”, “Quels besoins sont à combler ?”, “Quels retours sur les expériences récentes au Nigéria pour les opérateurs marocains ?”, “Quelles opportunités pour les petites et moyennes entreprises au Maroc ?”.

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