Quatre personnes ont été tuées dans les violentes manifestations et troubles urbains qui secouent, depuis deux jours, Dakar et d’autres localités du Sénégal, a annoncé, vendredi, le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome.

Qualifiant d’actes de “grand banditisme” et d”insurrection” ces violences éclatées en protestation contre l’arrestation du député et leader d’un parti de l’opposition, Ousmane Sonko, le ministre a souligné, dans une intervention télévisée, que le gouvernement mettra en oeuvre “tous les moyens nécessaires pour ramener l’ordre”.

“Le gouvernement regrette la perte de quatre vies humaines”, lors d’événements qui “relèvent du grand banditisme et de l’insurrection”, a-t-il dit, accusant Ousmane Sonko d’avoir “lancé des appels à la violence” et à “l’insurrection”.

La capitale sénégalaise Dakar ainsi que d’autres villes du pays connaissent, depuis mercredi, une vague de manifestations en protestation contre la mise en garde à vue du député et leader des “Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité” (Pastef-opposition), Ousmane Sonko.

Sonko dont l’immunité parlementaire a été levée sur fond d’accusation de viol et de menace de mort par une jeune femme, employée dans un salon de massage et de beauté, a été arrêté, pour “trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non-autorisée” au moment où il se rendait au Palais de justice de Dakar pour déférer à une convocation d’un juge d’instruction.

 

Bouton retour en haut de la page
Fermer