Quatre migrants africains sont morts en traversant l’Atlantique vers les îles Canaries, ont annoncé mardi les services d’urgence de l’archipel espagnol où les arrivées de migrants ont bondi en 2020.

La Croix-Rouge, qui a secouru 47 migrants en provenance d’Afrique subsaharienne arrivant sur l’île de Tenerife, a “confirmé quatre décès” et indiqué que trois autres personnes avaient été prises en charge par les services de santé “en raison de brûlures et d’érosion”, ont indiqué les services d’urgence sur Twitter.

Ces décès s’ajoutent à ceux survenus sur cette dangereuse route migratoire entre le nord-ouest de l’Afrique et les îles Canaries, de nouveau empruntée par les migrants alors que des accords européens avec la Turquie, la Libye et le Maroc ont réduit les flux migratoires en Méditerranée.

L’année dernière, 1.851 migrants sont morts lors de la traversée vers les Canaries, principalement à cause des forts courants dans l’Atlantique, selon un rapport publié la semaine dernière par l’ONG Caminando Fronteras.

En 2020, 23.023 migrants sont arrivés sur l’archipel, soit huit fois plus que les 2.687 enregistrés l’année précédente, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.

Ce bond des arrivées a submergé les centres d’accueil de migrants des Canaries, et des milliers d’entre eux ont dû passer plusieurs jours dans un campement provisoire installé sur un port de l’île de Grande Canarie, dans des conditions vivement dénoncées par plusieurs ONG.

En réponse, les autorités les ont transférés dans un camp militaire et des hôtels de l’île et le gouvernement espagnol a lancé un plan d’urgence visant à créer 7.000 places d’hébergement temporaires.

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