Le contexte actuel marqué par un risque de propagation du nouveau Coronavirus a imposé de nouvelles conditions sur les plans pédagogique et éducatif, mais aussi social et familial. A Fès, comme partout dans le pays, le centre de gravité du processus éducatif est ainsi passé de l’école au foyer, suite à la décision des autorités de fermer les établissements d’enseignement.

Et comme il ne s’agit pas de vacances exceptionnelles, mais plutôt de poursuite de l’apprentissage chez-soi, les maisons se sont transformées en espaces de nouvelles relations dans lesquelles les parents jouent le rôle des encadrants et les apprentis vivent une situation inhabituelle hors des classes qu’ils ont l’habitude de fréquenter.

Sous le signe de l’enseignement à distance, le personnel enseignant, administratif et technique déploie des efforts louables, en recourant à tous les moyens de communication modernes pour garantir la continuité de l’opération éducative de manière régulière.

Ce concept, apporté par le progrès technologique dans la gestion des systèmes d’enseignement, s’est imposé à la faveur des circonstances exceptionnelles, et peut être un acquis prometteur pour l’avenir.

Si les parents sont considérés comme des partenaires essentiels pour assurer le déroulement normal de l’action pédagogique de l’école, les expériences, qui ont porté sur des échantillons de familles, ont corroboré cette thèse. Et voici les parents d’élèves qui portent ainsi le flambeau avec enthousiasme et responsabilité en s’engageant dans un partenariat à distance avec les enseignants pour dédier leur quotidien aux cours et à l’apprentissage.

Pour Mme Aicha, dont le confinement l’oblige à garder sa petite famille à la maison, la matinée est répartie en deux parties pour mieux accompagner ses enfants dans la révision des leçons et la réalisation de leurs exercices. Après le petit déjeuner, elle les invite un par un à une table-bureau qu’elle prépare à cet effet après avoir obtenu par WhatsApp le programme du jour, dont des devoirs et des leçons dans différentes matières. ‘’Comme si je revisite, en compagnie de mes petits, mon enfance à l’école’’.

Mais cette mission n’est pas exclusivement l’affaire des mères. Aziz veille, dans le cadre de la répartition consensuelle des rôles à la maison, à superviser l’apprentissage de son fils unique, laissant à son épouse le soin de s’occuper d’autres tâches non moins importantes.

Selon lui, l’atmosphère est certainement différente de l’espace d’apprentissage à l’école, en l’absence d’interaction collective directe entre les élèves et leurs enseignants, insistant sur l’accompagnement de l’enfant dans ses cours jusqu’à ce qu’il puisse s’habituer au rythme normal immédiatement après son retour à l’école.

Asmaa, en deuxième année du baccalauréat, exprime sa gratitude à ses professeurs qui l’accompagnent, dans le programme de cours régulièrement et rapidement, outre l’usage de la chaîne culturelle et la plateforme “TelmideTICE”, tandis que Fatima Azzahra, sa sœur aînée, estime qu’il est de son devoir et de toutes les familles dans cette circonstance de créer une atmosphère appropriée pour la réussite et d’encourager les élèves moralement pour mieux poursuivre leur scolarité, en attendant le retour aux classes.

Le confinement des enfants dans leurs foyers sert l’intérêt général, en évitant la propagation du virus, et renforce le rôle des parents dans l’opération d’éducation, mais la nouvelle situation appelle d’autres efforts pour que la maison ne se transforme pas en toit d’ennui et de monotonie.

Les jeux interactifs, les leçons de sport, les séances de conte et d’audience et certaines émissions de télévision sont des alternatifs qui peuvent apporter éducation, distraction et divertissement dans les moments difficiles.

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