La protection de l’enfance est une responsabilité partagée entre les autorités publiques, la famille et la société, a indiqué mardi à Rabat, le ministre d’État chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid.

En réponse à une question orale d’actualité autour des “moyens de protection et de prévention des violations commises contre les enfants”, posée par le groupe Authenticité et modernité à la Chambre des conseillers, M. Ramid a souligné que protéger l’enfance et offrir aux enfants un environnement sain et sécurisé est une responsabilité de tout un chacun, État, autorités publiques et toutes les composantes de la société et une responsabilité de la famille aussi qui se doit d’assumer son rôle et son devoir d’éducation et de protection.

“Les derniers événements survenus à Tanger ont suscité des réactions de colère, mais qui demeurent louables, étant donné qu’elles incitent l’État et ses institutions à protéger de ce genre de violations graves qui portent atteinte au droit à la vie des enfants”, a-t-il estimé.

A cet égard, le ministère dit avoir “capté le signal” envoyé par la société et toutes ses composantes et a lancé une initiative visant le renforcement des interventions des acteurs institutionnels et autres, pour conforter les mécanismes d’intervention et de prise en charge et ce, en coordination avec le chef du gouvernement et tous les départements concernés, a poursuivi le ministre.

Il a relevé que cette initiative a franchi d’importantes étapes pour examiner et harmoniser les législations nationales et revoir l’efficacité des mesures entreprises en matière de protection.

M. Ramid a, par ailleurs, rappelé que le Royaume dispose d’une politique publique intégrée dans le domaine de la protection de l’enfance (2015-2025) et d’une commission ministérielle chargée de l’exécution des politiques et des plans nationaux en matière de promotion des situations des enfants et leur protection en vertu du décret du 19 novembre 2014. Une publication du chef du gouvernement du 26 juillet 2019 a été, également, publiée pour encadrer la mise en œuvre sur le terrain de cette politique, a-t-il ajouté.

Cette politique publique, a poursuivi le ministre, s’assigne pour objectifs la création d’organes provinciaux, présidés par le gouverneur et auxquels prennent part tous les départements concernés, en coordination avec les autorités judiciaires, en particulier le ministère public, en vue d’élaborer les projets et les plans d’action et réaliser la convergence et la complémentarité entre tous les départements.

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