Rome, 20/07/2019 (MAP)- Le Wali, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, Khalid Zerouali, a souligné que “les pays du sud ne peuvent pas assumer à eux-seuls l’entière responsabilité de protéger les frontières”.

Dans un entretien accordé à l’agence de presse italienne “LaPresse”, M. Zerouali a précisé que la protection des frontières est ” essentielle”, mais doit s’inscrire dans une logique de “gagnant-gagnant” et de  “responsabilité partagée”, notant que le Maroc “n’est pas le gendarme de l’Europe».

Il a mis en avant, dans ce sens, les efforts déployés par le Maroc en vue de renforcer le contrôle de ses frontières, lutter contre l’immigration clandestine et les réseaux de trafic d’êtres humains, démanteler les organisations criminelles et hisser le niveau de surveillance maritime.

M. Zerouali a mis l’accent, à ce propos, sur la pertinence de la politique migratoire lancée par SM le Roi Mohammed VI en 2013 et qui a permis de protéger les migrants contre les réseaux de traite d’êtres humains.

Le Maroc, a-t-il rappelé, a adopté “une stratégie humaniste, respectueuse des droits de l’homme et inclusive”, relevant que la politique du Royaume dans le domaine migratoire comprend des mesures ayant permis la régularisation de la situation de plus de 50.000 migrants africains résidant au Maroc.

Il a indiqué que l’octroi de titres de séjour aux migrants et la régularisation de leur situation leur permettent d’accéder à tous les services, notant que la politique du Maroc dans ce domaine a permis aux migrants de bénéficier de toutes les prestations octroyées aux citoyens marocains.

Après avoir rappelé les efforts déployés par le Maroc pour favoriser l’intégration sociale de ces migrants qui bénéficient, a-t-il dit, des services de l’éducation, de la santé, du logement et de la formation professionnelle, M. Zerouali a fait observer que le Royaume, autrefois perçu comme pays d’origine et de transit, est devenu une terre d’accueil pour les migrants.

Rappelant la longue tradition d’hospitalité et d’accueil qui caractérise le Royaume, il a indiqué que SM le Roi Mohammed VI “a offert cette opportunité de s’installer au Maroc aux migrants qui sont restés dans le Royaume, qui ne peuvent pas faire la traversée et qui ne peuvent pas retourner dans leur pays”, notant que 85% des demandes de régularisation de séjour ont été acceptées.

Le défi consiste désormais “à préserver ce noble visage de l’immigration face aux réseaux criminels”, a-t-il enchainé, notant que la stratégie du Maroc dans le domaine de la migration comprend un volet relatif à la sécurité pour parer à ce danger.

Plaidant pour l’encouragement de l’immigration régulière qui constitue “une source de richesse pour la société”, il a insisté sur la nécessité de la protection des migrants contre les réseaux criminels.

 

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