L’économie sud-africaine a entamé en septembre son 70è mois d’affaiblissement, soit le cycle le plus long depuis 1945, une situation qui accentue les pressions sur le gouvernement en vue de mettre en œuvre des réformes structurelles pour renforcer la confiance des investisseurs et redynamiser la croissance.
L’affaiblissement de l’économie se prolonge au moment où la croissance économique et la confiance des investisseurs continuent de subir l’impact de l’incertitude entourant la mise en œuvre de réformes structurelles, a dit la banque centrale sud-africaine (SARB) dans son bulletin trimestriel.
Selon la banque, la croissance économique ne doit pas dépasser 0,6 pc en 2019, soit le plus faible taux depuis 2016. Des données publiées récemment montrent que la confiance des investisseurs est à son niveau le plus bas depuis plus de 20 ans.
Ces indices sont aggravés par un certain nombre de facteurs dont la crise qui affecte les entreprises publiques, notamment la compagnie nationale d’électricité, et la hausse du chômage qui frappe près de 29 pc de la population active.
Cette situation porte atteinte à l’image de l’Afrique du Sud dans les rangs des investisseurs étrangers.
La SARB a fait état, dans son bulletin, d’une légère hausse du montant des investissements directs étrangers (IDE) dans le pays.
L’Afrique du Sud a attiré des IDE d’une valeur de 26,3 milliards de rands (environ 1,76 milliards de dollars) au deuxième trimestre de 2019, a dit la banque, expliquant que ce montant représente une hausse par rapport aux 11,7 milliards de rands enregistrés au premier trimestre de l’année. (MAP)
AO

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