Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, dimanche soir, un nouvel assouplissement des règles de confinement mises en œuvre dans son pays pour freiner la propagation de la pandémie du coronavirus.

   Suite à des consultations, le gouvernement a décidé de réduire le niveau d’alerte à la pandémie du niveau 4 au niveau 3 dès le 1er juin prochain, a dit Ramaphosa dans un discours télévisé.

   Cet assouplissement permettra une plus grande ouverture de l’économie, a dit le président sud-africain, ajoutant que le mouvement des personnes sera également allégé tout en élargissant les interventions sanitaires.

   Ramaphosa a mis en garde que certaines régions du pays devront continuer à connaître une hausse des infections au Covid-19. Ces foyers chauds du virus feront l’objet d’une approche différenciée, a-t-il dit, citant les villes de Johannesburg, du Cap et de Nelson Mandela Baye.

   Ramaphosa a, d’autre part, indiqué que le confinement ne pourra jamais mettre fin à la pandémie. « Jusqu’au développement d’un vaccin disponible pour tous, le coronavirus continuera à se propager parmi notre population », a-t-il dit, appelant les Sud-Africains à apprendre à vivre avec le virus.

   Il a mis en garde que comme prévu par les scientifiques, les infections en Afrique du Sud ont commencé à augmenter d’une manière significative en Afrique du Sud. « Nous devons nous attendre à une augmentation continue et rapide des infections », a-t-il ajouté, soulignant que « la situation pandémique en Afrique du Sud devra s’empirer ».

   Le nouvel assouplissement du confinement devra aggraver les risques de contamination avec le retour de plus de 8 millions de personnes à leur travail, a encore indiqué le président sud-africain, relevant que « le risque d’une hausse massive des infections est aujourd’hui plus important qu’il ne l’était au début de la pandémie dans notre pays ».

   Il a fait savoir que le nombre total des infections au coronavirus a atteint dimanche 22.583 cas en Afrique du Sud, avec 429 morts. 

   Des conseillers scientifiques du gouvernement sud-africain ont mis en garde, dans un rapport publié durant la semaine, que le pire est à venir en ce qui concerne la pandémie en Afrique du Sud. 

   Selon leurs estimations, le pays devrait atteindre un pic d’ici 3 ou 4 mois, avec plus d’un million de contaminations et entre 45.000 et 48.000 morts d’ici le mois de novembre prochain.

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