L’émergence effective d’une presse régionale professionnelle et responsable, en phase avec le processus de déconcentration administrative, constitue le défi à relever par le département de la Communication, a indiqué jeudi à Rabat le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj.

Intervenant lors d’une rencontre avec les directeurs régionaux de la Communication, placée sous le thème “La presse régionale et la mise en œuvre de la charte de la déconcentration administrative”, M. Laâraj a souligné que que pour y parvenir, il convient d’activer les prérogatives et les missions de la presse régionale, conformément à la vision du schéma directeur de la déconcentration administrative.

Il est également nécessaire de déterminer les besoins de la presse régionale et de cerner les spécificités de chaque région pour identifier les caractéristiques de ses lectorat, auditeurs et téléspectateurs et, du coup, fixer le contenu du message médiatique et faire parvenir l’information dans toutes les régions, a ajouté le ministre.

Faire émerger une presse régionale sur des bases solides, a-t-il noté, ne peut se réaliser sans coordination avec les établissements publics stratégiques œuvrant dans le domaine de la Communication et sans envisager leur présence fondamentale sur le plan régional.

Le ministre a relevé que la communication figure parmi les départements qui n’ont connu la déconcentration administrative que récemment, précisant que juste avant 2010 il n’y avait que trois délégations régionales alors que les services décentralisés sous leur forme actuel n’ont vu le jour qu’en 2017, dans le cadre de l’accompagnement du nouveau découpage territorial.

Le département de la Communication a élaboré le projet de schéma directeur de la déconcentration administrative conformément au schéma directeur référentiel de déconcentration administrative, prévu par le décret n° 2.19.40, a rappelé M. Laâraj, relevant que ce département est appelé, à l’instar des autres, à conférer au choix de la déconcentration sa véritable dimension s’agissant aussi bien des attributions que de la gestion administrative et financière.

Ce schéma donne corps à la conception du département en matière des prérogatives à transférer aux services déconcentrés et celles à déléguer dans le cadre de la bonne gouvernance du service public, compte tenu du principe d’un transfert graduel des attributions et ce, sur une période de trois ans, a-t-il expliqué.

Il a en outre précisé que ce schéma a prévu un plan de répartition réaliste des ressources humaines et financière au niveau de l’administration centrale et des services déconcentrés, en harmonie avec une programmation budgétaire étalée sur trois ans.

Dans le souci d’une mise en œuvre optimale de ce schéma, a souligné M. Laâraj, le département de la Communication envisage de prendre une série de mesures, à savoir notamment l’instauration des bases et piliers pour des médias professionnels dans les régions, la promotion de canaux de communication entre les divers acteurs, l’adoption de la déconcentration en matière de formation, particulièrement dans le journalisme de proximité et l’autonomisation professionnelle des responsables des services déconcentrés.

Le département compte aussi nouer des partenariats avec les universités, instituts et établissements spécialisés afin de former les ressources humaines, notamment dans les domaines de gestion administrative et financière et les métiers d’information et de communication, en plus de la mise en conformité de la structure des services déconcentrés avec les services délocalisés et délégués, a-t-il ajouté.

Pour le ministre, l’aboutissement de ce chantier majeur reste tributaire de la mise place de conditions adéquates pour la mise à niveau des directions régionales et en faire des structures déconcentrées capables de traduire dans les faits le schéma directeur de la déconcentration, afin de s’approprier sur le plan territorial la politique publique dans le domaine de l’information et de la communication.

Cette rencontre, a-t-il affirmé, offre une opportunité pour donner le coup d’envoi effectif du processus de déconcentration administrative du département de la Communication, en conférant aux directions régionales les moyens managériaux nécessaires à la hauteur de leurs attentes.

Il s’agit également d’une occasion pour exposer et examiner les moyens à même de faire aboutir le chantier de la déconcentration administrative dans le département de la Communication, parallèlement au lancement de la mise en œuvre de la Charte nationale de déconcentration administrative et du décret n° 2.19.40 du 24 janvier 2019, fixant le schéma directeur référentiel de la déconcentration administrative, en application des Hautes directives de SM le Roi.

Cette rencontre, tenue en présence notamment de MM. Khalil Hachimi Idrissi, Directeur général de l’agence Maghreb Arabe Presse, et Mohamed Sarim Al Haq Fassi-Fihri, directeur du Centre cinématographique marocain, a été marquée par la présentation du projet de schéma directeur de la déconcentration du département de la Communication.

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