L’environnement semble s’imposer comme l’un des sujets pressants lors de l’élection présidentielle aux États-Unis, prévue début novembre prochain.

Environ deux tiers des électeurs américains se disent préoccupés par le réchauffement climatique, relève une étude réalisée par des chercheurs des Universités de Yale et de George Mason.

Les Américains auront le choix entre deux approches différentes proposées par les candidats à la Maison Blanche, le républicain Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden concernant les démarches à entreprendre pour lutter contre le changement climatique, limiter la pollution et  protéger les espèces en voie de disparition.

Trump, qui espère rempiler pour un second mandat, avait retiré en juin 2017 les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les groupes environnementalistes lui reprochent aussi l’annulation de la réglementation du charbon ainsi que le lancement du programme ouvrant la voie à des forages pétroliers et gaziers dans la réserve faunique nationale de l’Arctique, dans le nord de l’Alaska.

En réaction, des associations de défense de l’environnement et d’autochtones ont engagé deux actions en justice, aux États-Unis, pour tenter de bloquer l’exploitation industrielle dans le refuge de l’Arctique, sanctuaire d’ours polaires, de caribous et d’oiseaux migrateurs.

Le Canada a aussi annoncé début septembre avoir apporté son appui à des “partenaires autochtones et territoriaux”, afin d’assurer la protection des caribous de la Porcupine, dans la réserve faunique nationale de l’Arctique.

L’ancien vice-président de Barack Obama s’est, de son côté, engagé à investir 2 000 milliards de dollars américains dans un premier mandat pour lutter contre les changements climatiques.

Le programme, qualifié du plus ambitieux plan jamais proposé par un candidat à la présidentielle américaine, porte sur la promotion d’une électricité plus verte et une modernisation des infrastructures. Le Candidat démocrate qui se présente comme l’homme de la situation face à l’urgence climatique penche pour une électricité produite sans carburants fossiles dès 2035, mais aussi pour la modernisation de quatre millions de bâtiments pour viser une meilleure efficacité énergétique.

Son plan vise également à conjuguer préoccupations sociales et environnementales: il prévoit d’allouer 40% des ressources financières à des projets énergétiques qui bénéficient aux communautés les plus désavantagées.

Joe Biden veut aussi réintégrer l’accord de Paris et mettre tout en œuvre pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Selon un nouveau sondage Harvard CAPS-Harris, l’ancien vice-président américain maintient une avance de 7% des intentions de vote sur le président Trump.

 

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