Madrid, 18/07/2019 (MAP), Le président du gouvernement espagnol en fonction, Pedro Sanchez, a souligné jeudi que la présence du chef de Podemos (extrême-gauche), Pablo Iglesias, au sein du prochain gouvernement, constitue le “principal obstacle” qui entrave la conclusion d’un accord de législature.

“Les conditions ne sont pas réunies pour que Iglesias puisse être présent au sein du Conseil des ministres”, a affirmé le candidat socialiste dans une interview à la chaîne de télévision La Sexta, notant que ce point constitue “le principal obstacle” à la conclusion d’un accord avec la formation d’extrême gauche.

Il a, à cet égard, regretté que “99,9% des consultations” menées ces dernières semaines avec Pablo Iglesias se soient concentrées sur les portefeuilles ministériels réclamés par Podemos et non pas sur les problèmes et les défis que doit relever le pays.

Le chef de l’exécutif a insisté sur les “divergences” de position avec Iglesias sur plusieurs questions, dont la crise catalane, affirmant avoir besoin d’un vice-président du gouvernement qui “défendra la démocratie” et l’Etat de droit.

Il a ainsi appelé le chef de Podemos à prendre du recul et à accepter la dernière offre, consistant à permettre à des personnes “qualifiées” proches de la formation d’extrême gauche de faire partie de la nouvelle équipe gouvernementale, notant que cette proposition est toujours valable.

Iglesias a convoqué vendredi dernier une consultation sur la position que doivent adopter les députés de son parti lors du vote d’investiture, prévu le 23 courant. Les résultats de cette consultation doivent être dévoilés ce jeudi.

Dans tous les cas, avec ou sans l’appui de Podemos, les socialistes ont besoin de nouer des alliances avec d’autres partis ou de leur abstention lors du vote d’investiture de Pedro Sanchez à la tête du nouveau gouvernement espagnol, le PSOE ne disposant pas d’une majorité absolue (176 voix sur 350) au Congrès des députés (Chambre basse).

Si la situation de blocage persiste, de nouvelles élections doivent être organisées. La Constitution espagnole stipule la dissolution du parlement si personne n’a été élue chef de gouvernement deux mois après le premier vote d’investiture.

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