Le président russe Vladimir Poutine a réagi au test d’un nouveau missile par le Pentagone, estimant que les États-Unis ont quitté le Traité FNI pour effectuer cet essai et promettant une réponse-miroir.

La Russie devra donner une réponse-miroir aux nouveaux dangers dus à la conception par Washington d’un nouveau missile interdit par le Traité FNI, a déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse à Helsinki avec le Président finlandais Sauli Niinistö.

“Nous avons absolument besoin d’un dialogue sur ces questions. Pour l’instant, nous n’en avons pas. Nous ferons des démarches appropriées en réponse à cette action, nous donnerons une réponse-miroir. (…) Nous sommes prêts à en discuter avec les Européens, avec les Américains, mais la sécurité de la Russie sera garantie de manière fiable”, a-t-il déclaré à la presse.

En effet, le temps qui s’est écoulé entre le retrait de Washington du traité et le test du missile prouve que la conception de l’arme a été entamée longtemps avant la recherche de prétextes pour quitter l’accord, a souligné le Président russe.

“Le lancement de ces missiles peut être réalisé depuis des systèmes qui se situent déjà en Roumanie et peuvent être installés prochainement en Pologne. Et je ne pense pas que nos partenaires américains informeront même l’Union européenne à ce sujet”, a-t-il estimé, ajoutant que cela “signifie pour nous l’apparition de nouveaux dangers auxquels nous nous devons de réagir”.

Le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) avait été signé le 8 décembre 1987 entre l’Union soviétique et les États-Unis et a pris officiellement fin le 2 août “à l’initiative des États-Unis”, avait précédemment annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

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