Les amendements constitutionnels, qui seront soumis à un vote national le 1er juillet en Russie, constituent un nouveau pas dans le processus de démocratisation du pays, a affirmé le président russe, Vladimir Poutine.

«Les amendements constitutionnels proposés au vote limitent le pouvoir du chef de l’Etat et en attribue une partie au Parlement. C’est un nouveau pas vers la démocratisation du pays», a souligné M. Poutine lors d’une interview télévisée.

Il a noté que le président approuve aujourd’hui le chef du gouvernement avec le consentement de la Douma (Chambre basse du Parlement) et nomme les ministres sans l’approbation du Parlement, alors qu’avec les amendements constitutionnels, la décision finale sur le chef du gouvernement et les ministres sera prise par le Parlement, ce qui signifie qu’«une partie substantielle du pouvoir est transférée au Parlement».

Selon les amendements constitutionnels, les candidats aux postes ministériels devront présenter devant le Parlement leurs projets, la façon dont ils comptent gérer leurs missions ainsi que leurs motivations pour le poste, a ajouté M. Poutine, soulignant qu’il s’agit “d’une nouvelle étape vers la démocratisation progressive de notre société”.

Le président russe a également relevé la nécessité d’introduire des clauses de soutien social dans la Constitution afin de les instituer et ainsi tenir les autorités et le gouvernement responsables de leur mise en oeuvre à l’avenir.

M.Poutine a déclaré, vendredi, que les amendements constitutionnels, dont le vote était prévu initialement le 22 avril avant d’être reporté à cause de la pandémie de coronavirus, sont soutenus par la majorité absolue des citoyens.

Cette réforme constitutionnelle, annoncée par le président russe en janvier dernier, porte notamment sur des mesures comme l’indexation des pensions sur l’inflation, le choix du Premier ministre par le Parlement et l’interdiction pour les juges, les élus et les responsables politiques de posséder une double-nationalité, outre la réinitialisation du nombre des mandats présidentiels (limités à deux) au moment de l’adoption de la Constitution.

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