L’organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), donne la voix, à partir de ce lundi, à plusieurs femmes pour imaginer le monde post-coronavirus.

Alors que dans de trop nombreux pays, les réflexions concernant les sujets brûlants demeurent dominées trop souvent par des voix masculines, l’Unesco a invité des penseuses de renommée, spécialistes de domaines allant de la climatologie aux relations internationales en passant par la physique ou les études africaines, à exprimer leur vision des défis et des opportunités à venir après la pandémie de COVID-19.

A cette fin, « six premiers brefs documents vidéo mis en ligne aujourd’hui apportent un point de vue féminin aux grandes questions actuelles concernant l’environnement, l’éducation, et les relations internationales », indique l’Agence onusienne dans un communiqué.

C’est délibérément que l’Unesco a choisi de mettre l’accent sur des points de vue féminins dans ces premières interventions, car elle estime que les voix des femmes sont souvent occultées lorsqu’il s’agit de réfléchir sur des sujets brûlants.

Ainsi, six premières femmes inspirantes ont été invités à s’exprimer dans le cadre du Forum des idées de l’UNESCO.

Il s’agit de Katharine Hayhoe (Canada), climatologue, Directrice du Centre de la science du climat de l’Université Texas Tech, Professeure de science politique et Championne de la Terre de l’ONU ; Fadia Kiwan (Liban), Professeure de science politique, Directrice générale de l’Organisation des femmes arabes, membre du Comité consultatif scientifique du Programme de l’UNESCO pour la gestion des transformations sociales (MOST) ; Sara Purca (Pérou), chercheuse à l’Institut péruvien de la mer, et lauréate du Prix national du Pérou L’Oréal-UNESCO « Por las Mujeres en la Ciencia » 2017 ; N’Dri Assie-Lumumba (Côte d’Ivoire), Professeure aux Africana Studies and Research Center, de l’Université Cornell, Présidente du Comité consultatif scientifique du programme UNESCO-MOST ; Sakiko Fukuda-Parr (Japon), Professeure de relations internationales, Directrice du groupe indépendant sur la gouvernance mondiale pour la santé de l’Université d’Oslo, et Márcia Barbosa (Brésil), physicienne, Directrice de l’Académie des sciences du Brésil, lauréate 2013 du PrixL’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science.

D’autres contributions de femmes mais aussi d’hommes de premier plan œuvrant dans une grande variété de disciplines partout dans le monde alimenteront le site du Forum d’idées de l’UNESCO dans les mois à venir, souligne la mêmes source.

Enfin, l’Unesco a exprimé l’espoir que cette initiative puisse inspirer les décideurs politiques nationaux et apporter une contribution positive à la gouvernance mondiale.

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