Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé, vendredi, la communauté internationale à accorder à la nature la “place qu’elle mérite” et à en tenir compte dans les décisions à prendre après la pandémie de coronavirus.

“Engageons-nous à forger un avenir vert et résilient, (engageons-nous) dans la reconstruction améliorée, postérieure à la pandémie du covid-19, donnons à la nature la place qu’elle mérite, en en faisant la considération primordiale dans la prise de décisions”, a déclaré M. Guterres lors d’un événement virtuel organisé par la Colombie, choisie par l’ONU pour accueillir cette année la Journée mondiale de l’environnement, organisée chaque 5 juin.

Pour y parvenir, le secrétaire général des Nations Unies estime que chacun a “un rôle à jouer pour mettre fin à la perte de biodiversité et préserver la nature”.

“Nous pouvons tous apprendre quoi faire, partager ce que nous faisons. Repensons ce que nous achetons et utilisons et adoptons des habitudes, des systèmes alimentaires et des modèles commerciaux durables”, a-t-il préconisé.

Aux yeux du secrétaire général de l’ONU, le monde traverse une période où “la dégradation des habitats et la perte de biodiversité s’accélèrent”.

“Les incendies, les inondations, les sécheresses et les orages sont plus fréquents et dommageables. Les océans se réchauffent et s’acidifient, détruisant les écosystèmes coralliens et réduisant la productivité”, a-t-il mis en garde.

Pour cette raison, il considère que “des écosystèmes sains, riches en biodiversité, sont fondamentaux pour l’existence humaine”, car ils purifient l’air, purifient l’eau et fournissent à l’humanité nourriture et médicaments.

Pour sa part, dans une lettre lue au cours du lancement de cette journée, organisée en partenariat avec l’Allemagne, le pape François a appelé à la préservation des écosystèmes, avec “une vision d’avenir, qui ne se fixe pas que sur l’immédiat, recherchant des gains rapides et faciles”, mais “la préservation pour le bien de tous”.

Par la même occasion, la directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, a indiqué qu’il y a actuellement 7,8 millions d’espèces dans le monde mais “si nous continuons sur la même voie, un million d’espèces disparaîtront”.

Mme Andersen a dans ce sens souligné la nécessité d’investir dans “les infrastructures de la nature”, estimant qu’un tel investissement est non seulement “bon” pour la biodiversité, mais aussi “pour le climat et certainement excellent pour la réduction de la pauvreté et (pour atteindre) les objectifs de développement durable”.

Quant au président colombien, Iván Duque, il a appelé à saisir cette période de confinement instauré dans une bonne partie du monde à cause du coronavirus pour “réfléchir, écouter la nature et commencer à travailler sur les défis environnementaux auxquels le monde est confronté”.

L’humanité devrait être consciente de l’importance “de l’air pur, de la valeur de toutes nos espèces (…)”, a-t-il insisté, appelant à “consolider une éthique environnementale authentique”.

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