La Commission européenne a présenté jeudi des mesures d’urgence ciblées qui devraient entrer en vigueur le 1er janvier prochain si aucun accord post-Brexit n’était conclu d’ici là avec Londres.

Ces mesures, qui seront limitées dans le temps, concernent notamment la pêche et le transport routier et aérien, indique un communiqué de la Commission européenne.

“Les négociations sont toujours en cours. Cependant, étant donné que la fin de la période transition est très proche, rien ne garantit que si un accord est trouvé, il pourra entrer en vigueur à temps. Notre responsabilité est de nous préparer à toutes les éventualités, y compris l’absence d’accord avec le Royaume-Uni le 1er janvier 2021”, a souligné la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, citée dans le communiqué.

Selon l’exécutif européen, l’objectif de ces mesures d’urgence, qui ne concernent que les secteurs qui seraient “touchés de manière disproportionnée” par un “no deal”, “est de couvrir la période pendant laquelle il n’y a pas d’accord en place”.

S’agissant des mesures relatives au secteur des transports, elles visent à assurer un minimum de connectivité aérienne entre le Royaume-Uni et l’UE, entre autres en prolongeant la validité de certificats de sécurité. Elles doivent aussi assurer une certaine continuité du trafic routier, pour autant que Londres prévoie des mesures réciproques.

Concernant la pêche, l’UE veut assurer pour un an supplémentaire, ou jusqu’à un nouvel accord, un accès réciproque des pêcheurs européens et britanniques aux eaux de l’autre bord.

L’exécutif européen affirme, toutefois, qu’il continue à faire “de son mieux” pour parvenir à un accord de partenariat “ambitieux” avec Londres. Les deux parties ont annoncé mercredi soir se donner jusqu’à dimanche pour décider du sort des négociations post-Brexit, alors que d’importantes divergences subsistent entre les deux parties après plusieurs mois de pourparlers.

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