Les démocrates du Congrès font pression sur le président Donald Trump pour qu’il intervienne auprès des républicains du Sénat en vue de l’adoption d’un projet de loi bipartite visant à élargir les vérifications des antécédents pour l’achat des armes à feu.

“L’intervention personnelle urgente de M. Trump est nécessaire pour mettre fin aux massacres sans fin de nos compatriotes par des coups de feu”, ont déclaré la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans une lettre publiée lundi.

Les dirigeants démocrates ont exhorté le président à “saisir ce moment où votre leadership et votre influence sur les républicains au Congrès sur la question des armes à feu est si critique”.

Trump ne doit pas “gâcher” l’opportunité d’une action significative contre la violence des armes à feu “en adhérant aux propositions soutenues par la National Rifle Association (NRA, Ndlr. le puissant lobby des vendeurs d’armes) ou à d’autres idées faibles qui ne feront rien pour arrêter la propagation continue et horrible de la violence des armes à feu”, ont-t-ils déclaré.

La lettre intervient au premier jour de la rentrée du Congrès, après une pause de six semaines, avec la législation sur la violence des armes à feu au premier rang des priorités.

Dans le même temps, un groupe de maires américains a exhorté les législateurs à approuver le projet de loi adopté par la Chambre des représentants, qui élargirait les vérifications des antécédents pour couvrir les ventes privées telles que celle qui a permis à un homme dans l’ouest du Texas d’acheter son arme avant de tuer sept personnes en août dernier.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a clairement fait savoir qu’il ne prendrait aucune mesure concernant les armes à feu sans l’engagement de Trump de faire adopter un projet de loi.

A la suite des fusillades d’El Paso (Texas) et de Dayton (Ohio), le 03 août dernier, qui ont fait 29 morts en l’espace de 24 heures, le président américain s’était dit ouvert à la législation sur les vérifications des antécédents ou à d’autres mesures visant à endiguer la violence liée aux armes à feu, avant de faire marche arrière après avoir discuté avec le patron de la NRA et d’autres membres du lobby des armes à feu.

 

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