Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a refusé mardi de reconnaître la défaite de Donald Trump, se rendra à partir de ce week-end dans plusieurs pays alliés de Washington en Europe et au Moyen-Orient qui ont eux salué l’élection de Joe Biden.

Mike Pompeo quittera vendredi Washington pour la France, avant d’aller en Turquie, en Géorgie, à Jérusalem et dans trois alliés du Golfe — Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Qatar.

Parmi les sujets, il a dit lors d’une conférence de presse vouloir évoquer les “efforts historiques” de l’administration Trump “pour favoriser la paix et la coopération à travers le Moyen-Orient”.

Mais cette tournée risque de se transformer en grand écart diplomatique: la plupart des pays où il est attendu n’ont eux pas attendu longtemps avant de féliciter le candidat démocrate pour sa victoire à la présidentielle du 3 novembre.

A Paris, le président Emmanuel Macron s’est exprimé en ce sens dès l’annonce du résultat, samedi, et il s’est entretenu mardi pour la première fois avec le président élu.

Mais il en va de même pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a certes attendu jusqu’à mardi mais qui a aussi adressé un message à Joe Biden pour l’appeler à un “renforcement” des relations bilatérales — tout en remerciant Donald Trump de sa “chaleureuse amitié”, comme pour tourner la page.

Or Mike Pompeo semble camper sur la même position que le président républicain sortant, qui refuse de reconnaître sa défaite et dénonce, sans fournir de preuves, des “fraudes” massives. Mardi, lors de la même conférence de presse, le secrétaire d’Etat a promis qu’il y aurait bien une “transition en douceur”, mais “vers une seconde administration Trump”.

Durant son voyage, le ministre des Affaires étrangères se retrouvera aux premières loges des tensions entre la France et la Turquie, deux pays alliés de Washington au sein de l’Otan.

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