Le Plan Maroc Vert (PMV), lancé en 2008 sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a réussi à ancrer le secteur agricole national dans une dynamique de développement durable, inclusif et équitable, et à l’ériger comme modèle en matière de coopération Sud-Sud, à laquelle le Royaume accorde une attention particulière.

Cette stratégie ambitieuse, initiée dans la continuité de plusieurs chantiers d’envergure entrepris par le Royaume depuis l’accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône de ses glorieux ancêtres, a enclenché une transformation structurelle de l’agriculture marocaine en donnant un coup d’accélérateur, non seulement, à l’ensemble des filières de ce secteur, combien important pour le pays, mais aussi en tirant vers le haut les autres branches de l’économie marocaine, et en participant grandement à l’amélioration des conditions de vie des petits agriculteurs et au renforcement de la sécurité alimentaire.

Articulé autour d’une approche globale couvrant l’ensemble des acteurs du secteur, à travers notamment un renforcement des investissements et une meilleure intégration des filières tant en amont qu’en aval, le PMV a replacé le secteur agricole au centre de l’économie nationale en tant que levier prioritaire de développement socio-économique.

Les réalisations accomplies en plus de dix ans de mise en œuvre viennent conforter ce constat du dynamisme de croissance et du choix stratégique. En effet, le PIB agricole, indicateur synthétique des résultats, a bondi de 60%, passant en une décennie de 79 milliards de dirhams (MMDH) en 2008 à 125 MMDH en 2018, avec un taux de croissance de 5,25%, dépassant largement celui réalisé dans d’autres secteurs. Sur la même période, la contribution du secteur agricole à la croissance économique a progressé de 7,3% à près de 17,3%.

En outre, grâce à un arsenal de mesures, telles que la diversification et la reconversion de cultures traditionnelles, vulnérables aux aléas climatiques et aux incidences des accords de libre-échange, et l’encouragement des cultures compétitives et à hautes valeurs ajoutées, le PMV a métamorphosé la structure du PIB agricole en réduisant sa sensibilité à la fluctuation de la production céréalière et a renforcé la résilience l’agriculture nationale.

La part des céréales est, ainsi, passée de 26,38% en 2003-2005, à 17,32 % en 2015-2018, alors que celle de l’arboriculture a évolué, durant les mêmes périodes, de 12,58% à 21,58%.

A la faveur de cette feuille de route dédiée au développement de l’agriculture, les exportations agricoles marocaines ont plus que doublé durant la période 2008-2018, en s’amplifiant de 15 MMDH en 2008 pour atteindre 36 MMDH dix ans plus tard en 2018. De surcroit, les produits marocains ont percé pour pénétrer, à la faveur de leur très haute qualité, de nouveaux marchés de par le monde, gage du degré de savoir-faire et de professionnalisme de toute la chaîne, des producteurs aux exportateurs.

Cette dynamique est le fruit d’une vision “filière” qui s’est concrétisée par la création et le développement de 19 fédérations interprofessionnelles, dont 14 représentants les filières végétales et 5 représentants celles animales, et ayant, chacune, conclu un contrat-programme avec le Gouvernement pour un investissement global de près de 166,3 MMDH, dont 45,5 MMDH pris en charge par l’État.

Ces contrat-programmes ont fixé les objectifs à atteindre en matière de superficies de plantations, de cheptel, d’économies d’eau, d’augmentation de la production, de mise à niveau de l’outil de valorisation et d’amélioration des conditions de commercialisation.

Et les résultats n’ont pas tardé. La superficie du verger agricole a enregistré un dépassement de 22% à 128.000 ha de l’objectif 2018 de la filière. Les exportations ont, quant à elles, atteint un volume de 663.000 tonnes durant la campagne 2018-2019 à fin mai, soit +3% par rapport à la même date de la précédente campagne (645.000 tonnes) et un bond de 29% par rapport à 2010-11 (513.000 tonnes), d’après l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations.

De même, les exportations des primeurs se sont établies à 1,181 million tonnes en 2017/2018 contre 750.000 tonnes seulement en 2008/2009, année de signature du contrat programme. Quant à la production oléicole, elle s’est élevée à 1,53 million tonnes durant la période 2016/2018, contre 662.000 tonnes en 2007/2008, alors que la superficie de l’olivier s’est envolée de 748.000 ha en 2008 à 1,073 million ha actuellement.

Dans la même tendance, la filière sucrière a affiché une gigantesque progression de 54% à 555.000 tonnes en 2018 comparativement à 2013, année de signature du contrat programme. Le taux de couverture des besoins nationaux en sucre s’est ainsi propulsé à 47% en 2018 contre 29% seulement en 2013.

Sur un autre registre, les superficies équipées dans le cadre de l’irrigation localisée, l’un des grands chantiers structurants lancés dans l’infrastructure agricole, ont totalisé 560.000 ha en 2018, ce qui a permis d’économiser et de valoriser plus de 2 milliards de m2 de ressources en eau par an.

In fine, les investissements réalisés dans le cadre du PMV ont permis, outre l’amélioration durable de la productivité et des revenus de 66%, le développement des emplois de qualité dans le monde rural. Sur la décennie 2008-2018, le plan a créé 48 millions de journées de travail additionnelles, équivalent temps plein de 250.000 à 300.000 emplois supplémentaires.

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