La rationalisation des dépenses publiques dans la Loi de Finances rectificative s’avère nécessaire pour pallier, le plus vite possible, aux conséquences négatives de la pandémie liée au Coronavirus, a souligné le professeur d’économie à l’Université Mohammed V de Rabat, Omar Kettani.

Il faut rationaliser les dépenses publiques et éviter l’engagement de toute dépense superflue où trop coûteuse qui n’a pas de caractère prioritaire dans la situation sociale du Maroc, a indiqué M. Kettani, dans un entretien accordé à la MAP, appelant à un nouvel état d’esprit derrière la modification de la Loi de finances pour la gérer d’une manière la plus rentable et la plus utile possible, compte tenu du constat que quelque soit les moyens qui seront mis dans le budget, ils ne seront pas suffisants.

“Plus on rationalise et on lutte contre les dépenses inutiles, plus la somme qu’on mettra dans la dépense publique au niveau de la loi des finances sera plus importante au niveau qualitatif et au niveau de l’effet, et plus vite on sortira des conséquences négatives de Coronavirus”, a t-il soutenu.

Pour M. Kettani, l’important dans la Loi de Finances rectificative ne sont pas les mesures qui seront prises pour donner plus de capacité de financements, mais plutôt la gestion des financements, à travers le suivi, le contrôle et l’économie dans la dépense, relevant que la priorité doit être accordée au secteur social et aux petites et moyennes entreprises (PME) qui ont énormément besoin de soutien.

Il a, par ailleurs, jugé nécessaire de recourir à une seconde mobilisation, comme celle qui a été prise pendant le confinement, et laquelle aura un caractère beaucoup plus économique que social.

“On a fait une mobilisation sociale et une mobilisation sanitaire. Maintenant il faut une mobilisation économique. Il faut rationaliser davantage les dépenses et intensifier la lutte contre la corruption”, a-t-il souligné.

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