La Loi de finances (LF) rectificative servira à orienter les “inputs” vers les moteurs de croissance, dont la santé, l’éducation, la recherche scientifique, la gouvernance et l’économie numérique, a estimé le Chef de Département d’Economie à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales – Salé, Mohamed Karim.

“Les priorités aujourd’hui sont confirmés en faveur de ce que j’ai toujours appelé les moteurs de croissance à savoir : La santé, l’éducation, la recherche scientifique, la gouvernance, l’économie numérique. Viennent après la promotion et la protection de l’emploi et la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité dans le secteur formel et informel, etc. En définitif, la LF rectificative servira à orienter les ‘inputs’ vers les moteurs de croissance cités”, a précisé M. Karim dans un entretien accordé à la MAP.

Avec la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19), les politiques publiques retenues initialement au niveau de la LF-2020 “ont changé peu ou prou”. Elle a créé un choc dans l’organisation publique qui a suscité “une résilience et une adaptabilité réussie”, a-t-il fait remarquer.

Sur les raisons justifiant le recours à une LF rectificative, M. Karim, qui est également ancien Inspecteur Divisionnaire au ministère des Finances, a énuméré, entre autres, l’hypothèse du taux de croissance qui est revue à la baisse, outre la révision des estimations de la récolte céréalière à 30 quintaux au lieu de 70 quintaux prévus initialement à cause de la sécheresse.

Il a cité aussi l’effondrement du prix du baril à moins de 35 dollars contre une hypothèse de 60 dollars le baril, la baisse de la demande étrangère adressée au Maroc, ou encore le repli des réserves de change, ce qui a poussé le gouvernement à mobiliser les fonds de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI pour un montant de 30 milliards de dirhams.

D’après l’économiste, tous ces facteurs ont chamboulé le profil initial du budget 2020, rappelant que la LF rectificative consiste en la correction du budget annuel promulgué au Parlement.

Il s’agit, a-t-il précisé, d’une modification des dispositions juridiques et des enveloppes, notant que le délai de discussion de la loi rectificative en vertu de la loi organique des finances de 2015 est fixé à 15 jours seulement et sa discussion est “moins contraignante” que le budget initial.

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