Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’année 2020 fixe le taux de croissance à -5%, contre 3,7% prévu par la LF initiale et le déficit budgétaire prévisionnel à 7,5% du PIB au lieu de 3,5%, ressort-il de la note de présentation de ce projet.

Ces prévisions sont basées sur des hypothèses qui tiennent en compte des répercussions économiques de la crise liée à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) cumulées aux effets négatifs de la sécheresse sur l’activité économique et en particulier le secteur agricole, relève cette note diffusée sur le site du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.

Il s’agit ainsi d’un cours moyen du gaz butane fixé à 290 dollars US la tonne, contre 350 dollars US la tonne prévu par la LF-2020, d’une parité euro/dollar de 1,11, outre une production céréalière estimée à 30 millions de quintaux au lieu de 70 MQ prévue initialement, ce qui va induire une baisse de 4,8% de la valeur ajoutée du secteur agricole, précise la même source.

Ladite note évoque également un recul de la demande mondiale adressée au Maroc (hors produits de phosphates et dérivés) de 20%, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes sur l’évolution de la croissance économique et du commerce au niveau mondial, en lien avec l’arrêt de l’activité et les perturbations au niveau des chaines d’approvisionnement mondiales, notant que cette situation se traduirait par une baisse significative des exportations des biens et services.

A cet effet, la LFR-2020 doit constituer le socle pour approuver les mesures entreprises à même de redynamiser l’activité économique post-Covid 19, relève le ministère, rappelant que le contexte national marqué par la persistance de la crise du covid-19 et l’accentuation de son impact sur la conjoncture économique et sociale, implique une révision des priorités qui ont prévalu lors de l’adoption de la Loi de Finances pour l’année 2020.

Et d’ajouter que le recours à une loi de finances rectificative s’impose pour plusieurs raisons, dont la conformité avec les dispositions de l’article 77 de la Constitution, le respect du principe de la sincérité budgétaire édicté par la loi organique N 130-13 relative à la loi de finances, notamment son article 10, ainsi que le changement considérable de la conjoncture économique et sociale qui a prévalu au moment de la préparation de la LF-2020.

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