La crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) n’a pas eu un effet paralysant auprès des investisseurs sur le marché financier marocain, selon l’agence “Mediafolk”.

“Sur le marché boursier, l’indice global composé de toutes les valeurs de type action (MASI) a baissé de 11% durant le premier trimestre 2020, alors que la capitalisation boursière a accusé un repli de 58 milliards de dirhams (MMDH). Pour autant, la crise du covid-19 n’a pas eu un effet paralysant auprès des investisseurs comme ce fut le cas dans beaucoup d’autres pays”, souligne l’agence dans un communiqué.

Au T1-2020, le Maroc a même enregistré une hausse de 147% des transactions boursières par rapport à 2019 et le nombre d’ordres boursiers a augmenté de 28%, fait savoir “Mediafolk”, estimant que ces signaux positifs laissent entrevoir une sortie de crise rapide.

“Le Maroc a été relativement épargné par le coronavirus jusqu’à présent. Au moment de la rédaction de cet article, le pays enregistrait moins de 250 morts. Si la situation sur le plan sanitaire est positive, il n’en est pas de même pour la situation financière du pays”, relève-t-on.

“Comme la plupart des pays, le Maroc a dû mettre en place un «état d’urgence sanitaire» pour lutter contre l’épidémie. Concrètement, le pays a instauré un confinement qui a été renouvelé au moins jusqu’au 10 juillet. Ces mesures ont inévitablement conduit à un ralentissement de l’économie du pays”, poursuit la même source, ajoutant que le gouvernement réfléchit à la mise en place d’un plan de sauvegarde et de relance pour les secteurs les plus touchés.

Les partis politiques ont déjà commencé à mettre des propositions sur la table, indique la même source, notant que par exemple, le PJD soutient l’idée d’un plan global qui vise à réduire le taux d’imposition des entreprises et propose la création d’une banque spécialisée dans le financement des entreprises.

Et poursuivre: “Le parti de l’Istiqlal soutient un programme d’investissement public massif et propose de maintenir les aides sociales mises en place pendant la crise jusqu’à fin 2021 et de déployer une aide à l’embauche. Le PPS, quant à lui, propose notamment la mise en place d’un impôt sur la fortune et sur l’héritage”.

“Le gouvernement marocain tarde encore à communiquer sur le déploiement d’un plan de relance. Les discussions notamment menées au sein du Comité de Veille Économique (CVE) sont toujours en cours”, relève “Mediafolk”, ajoutant que “une chose est toutefois sûre, ce plan sera sectoriel et proposera une relance économique à long terme”.

Par ailleurs, l’agence met l’accent sur la situation particulièrement préoccupante des très petites entreprises (TPE) qui représentent 90 % des entreprises du pays, précisant qu’avec la fermeture des frontières, le secteur du tourisme, qui représente environ 7% du PIB, est en berne. Le plan envisagé par le gouvernement devrait sous peu apporter des réponses concrètes à ces secteurs fragilisés, recommande-t-elle.

Sur le plan économique, une bonne nouvelle est récemment venue du côté de l’Autorité Européenne des Marchés Financiers (ESMA) qui a décerné, le 3 juin dernier, une notation positive à la place boursière marocaine.

Cette évaluation permet désormais de placer le Maroc dans la liste des marchés des pays tiers à l’Union européenne. Concrètement, cela signifie que les entreprises européennes auront des facilités à conclure des transactions à la Bourse de Casablanca.

“Le Maroc fait partie de ces pays qui ont limité la casse tant du point de vue sanitaire qu’économique durant l’épidémie du coronavirus. Toutefois, certains secteurs ont été touchés durement et devront bénéficier d’un plan global de relance économique”, conclut “Mediafolk”.

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