Le taux de chômage en Espagne s’est établi à 15,3% au deuxième trimestre 2020, en hausse de 1,6% par rapport aux trois mois précédents, enregistrant ainsi son plus haut niveau en cette période depuis le 2ème trimestre de 2012, indique, mardi, l’Institut national de la statistique (INE).

Le nombre total de chômeurs dans le pays ibérique a ainsi augmenté de 55.000 personnes entre avril et juin derniers, soit 1,6% de plus qu’au trimestre précédent, pour s’établir à 3.368.000 personnes, en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus, précise l’INE dans un communiqué.

Le nombre d'”inactifs” (les personnes ne recherchant pas d’emploi, Ndlr) a bondi de plus d’un million pour s’établir à 17.588.700 personnes à fin juin dernier.

Le nombre d’actifs occupés s’est, quant à lui, établi à 18.607.200 personnes à fin juin dernier, relève l’INE, notant que le taux d’activité a reculé de 2,6%, pour atteindre 55,54%.

L’Institut explique que ce chiffre ne prend pas en compte les salariés bénéficiaires d’un plan de chômage partiel, qui sont considérés comme occupés lorsque le chômage partiel est inférieur à trois mois.

En conséquence, le nombre de personnes employées qui ont effectivement travaillé entre avril et juin était de 13.901.000, soit l’équivalent d’un peu plus d’un tiers de la population âgée de 16 ans et plus. Le nombre de postes de travail a reculé de plus de 800.000 dans les services, un secteur où le tourisme joue un rôle majeur.

Le nombre d’heures travaillées a connu “une baisse sans précédent” de près de 23% par rapport au trimestre précédent, précise l’INE.

Le gouvernement table sur 19% de chômage pour la fin 2020 et le Fonds monétaire international sur 20,8%.

Le gouvernement espagnol avait simplifié l’accès aux plans de chômage partiel et interdit les licenciements pendant la durée du confinement, en vue d’atténuer l’impact de la crise du coronavirus sur l’emploi.

 

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