Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a averti jeudi d’une aggravation de la crise humanitaire dans le nord-est de la Syrie, en proie à des pénuries alimentaires, des coupures d’eau et des services de santé précaires.

“Pour des millions de personnes dans le nord-est de la Syrie, les conséquences des combats, les pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments sont aussi préoccupantes que le coronavirus”, a averti, dans un communiqué, le chef de bureau du CICR dans la ville syrienne de Hassaké, Karim Mahmoud.

“Actuellement, des millions de personnes dans le nord-est de la Syrie s’inquiètent sans doute moins du coronavirus que des conséquences des affrontements, des pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments, des coupures d’électricité et de la crise économique, avec ses suppressions d’emplois et ses hausses de prix”, a-t-il encore dit.

“Des crises déjà profondes risquent de s’aggraver sans que personne ne s’en aperçoive, l’attention du monde entier étant tournée vers le coronavirus. La communauté internationale, les acteurs humanitaires et les donateurs doivent répondre à la pandémie sans pour autant perdre de vue les besoins chroniques liés aux conflits, comme par exemple dans le nord-est de la Syrie”, a indiqué, pour sa part, Fabrizio Carboni, directeur régional du CICR pour le Proche et le Moyen-Orient, cité par le communiqué.

Le nord-est de la Syrie, qui abrite des camps de déplacés comptant des dizaines de milliers de personnes, y compris des familles d’anciens combattants du groupe terroriste autoproclamé Etat islamique (EI), a été durement touché par neuf ans de guerre.

Plus de 50% de la population du nord-est souffre d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), et quelque 9,3 millions de personnes à l’échelle nationale.

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