Le gouvernement tchadien a décidé de lancer une opération de désarmement sur tout le territoire national, a annoncé samedi le ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence, Kalzeube Payimi Deubet.

Cette opération a pour objectif de faire face à l’ampleur des conflits intercommunautaires avec l’usage systématique des armes de guerre occasionnant de nombreuses victimes dans plusieurs provinces du pays, a expliqué M. Deubet.

Le désarmement sera supervisé par une commission mixte composée de gendarmes, de gardes nomades et de militaires et dirigée par trois haut gradés des armées, notamment le général Taher Erda Taïro, directeur général des Renseignements militaires et ancien chef d’Etat général des armées, et le général Djontan Hoïnati Marcel, directeur général de la gendarmerie nationale.

Il “doit se faire avec rigueur mais dans le respect des lois républicaines en la matière”, a indiqué M. Deubet.

“La commission dispose d’un délai de deux mois renouvelable éventuellement après évaluation du rapport d’étape dûment motivé et soumis au Maréchal du Tchad, président de la République. La commission peut faire recours à toute personne civile ou militaire qui peut l’aider dans l’accomplissement de sa mission”, a-t-il précisé.

Il y a une dizaine de jours, 24 personnes ont été tuées dans des violences dans la province du Batha (centre).

Les affrontements les plus sanglants ont eu lieu en 2019 dans les provinces du Ouaddaï et du Sila, à l’est frontalier avec le Soudan: 110 morts et 58 blessés. Ce qui a poussé le gouvernement à décréter l’état d’urgence dans ces régions et à lancer une opération de désarmement.

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