L’encours des organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) a atteint 3,55 milliards de dirhams au terme des neuf premiers mois de 2020, selon le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), réuni mardi au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat.

“L’encours de l’activité des OPCI, récemment lancée, est passé de 1,25 MMDH avec deux fonds créés à fin 2019 à 3,55 MMDH avec 4 fonds créés à fin septembre 2020”, indique Bank Al-Maghrib dans un communiqué sur la 12ème réunion de ce Comité.

Lors de cette réunion, le CCSRS a également relevé que l’industrie des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) s’est montrée résiliente face à la crise actuelle. “L’actif net des OPCVM à fin novembre 2020 s’élève à 500,6 MMDH, en augmentation de 9% en glissement annuel avec des souscriptions nettes orientées essentiellement vers la catégorie “OMLT” (obligations moyen et long termes) à hauteur de 48,6% et vers la catégorie “Monétaire” à hauteur de 23,5″, précise la même source.

Et d’ajouter qu’un deuxième exercice de stress test a été mené par les sociétés de gestion des OPCVM et a mis en lumière un risque le liquidité et un risque de crédit maîtrisés, ainsi qu’une capacité notable à honorer les demandes de rachat reçues, conséquences de stratégies d’investissement globalement prudentes et d’expositions conservatrices.

En outre, le Comité a souligné qu’après les tensions au cours du premier semestre, causées par les incertitudes liées à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), le marché des capitaux a été globalement stable au cours de ce deuxième semestre. La Bourse de Casablanca a même repris une tendance haussière à partir du quatrième trimestre 2020, avec une volatilité moyenne limitée à 8,6%, ce qui a ramené la contreperformance de l’indice MASI à -7,6% au 25 décembre contre -17,1% au 29 juin 2020 et -26,15% au 18 mars 2020.

La valorisation globale de la Bourse, calculée sur la base de la masse bénéficiaire 2019 des sociétés cotées, ressort au 25 décembre à un niveau relativement élevé de 18,2x, dépassant légèrement sa moyenne historique sur les cinq dernières années. La liquidité du marché boursier retombe à 8,8% à fin novembre après une amélioration à 11,5% en mai 2020.

Quant au volume d’émission sur le marché boursier, il s’élève à 3 MMDH, en baisse de près de 70% par rapport à l’année 2019, fait savoir le CCSRS, notant que l’encours de la dette privée à fin novembre 2020 se chiffre à 233 MMDH, en hausse de 6,9% en glissement annuel. Il sert à hauteur de 63,4% au financement des établissements de crédit.

Les émetteurs ont globalement été impactés par la crise actuelle et on note une légère tendance à la hausse au niveau de l’endettement des émetteurs non-financiers, qui reste néanmoins globalement maîtrisé.

Quant au risque opérationnel des entreprises de marché, à savoir la Bourse de Casablanca et le Dépositaire central des titres (Maroclear), le nombre d’incidents et le taux de suspens des transactions boursières restent à des niveaux faibles et en baisse et ce, grâce à des dispositifs de maitrise des risques globalement efficaces.

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