Le diplomate et parlementaire turc Volkan Bozkir, a été élu en tant que président de la 75è session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, qui débute en septembre prochain et coïncide avec la célébration du 75è anniversaire de la création de cette organisation mondiale basée à New York.

M.Bozkir, candidat unique pour la présidence de cette session, a reçu 178 votes favorables de la part de l’Assemblée générale, organe plénier le plus représentatif de l’organisation des Nations-Unis qui compte 193 Etats membres. 11 pays se sont toutefois abstenus et trois votes n’ont pas été validés. Le candidat turc avait besoin d’une simple majorité de 90 voix pour être élu.

Volkan Bozkir, qui a travaillé au service de la diplomatie de la Turquie pendant près de 40 ans, prend ainsi les rênes du plus grand forum multilatéral du monde, sur fond d’incertitudes sur le format exact dans lequel l’Assemblée générale tiendra sa réunion de haut niveau et son débat général en septembre prochain en raison de la pandémie de Covid-19.

Cette messe mondiale implique d’habitude la participation de milliers de personnes, entre diplomates, délégués, fonctionnaires des Nations-Unies, ministres et chefs d’Etat et de gouvernement venus des quatre coins de la planète. Mais cette année, il semble que l’Assemblée générale opterait pour un format allégé de ces réunions avec une présence réduite des participants, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire à New York et dans le monde.

Lors d’un dialogue interactif virtuel tenu le mois dernier avec les représentants des Etats membres de l’ONU, M. Bozkir a relevé que l’épidémie du Covid-19 était “un rappel brutal de l’importance d’un multilatéralisme efficace et, en particulier, du rôle crucial de l’ONU et de ses agences”.

“Un monde sans Covid-19 nécessitera le plus grand effort de santé publique et de redressement social du monde entier. Reconstruire en mieux devrait être notre devise”, a-t-il plaidé.

Alors que les pays s’engagent dans une décennie d’action pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, le diplomate turc a souhaité que la situation des pays les moins avancés (PMA), les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement reste une priorité mondiale absolue.

“Les besoins des pays africains et leur situation particulière, y compris l’Agenda 2063, continueront à recevoir votre attention”, a-t-il assuré, se référant au projet de l’Union africaine de transformer le continent.

“Une autre priorité transversale consiste à améliorer le niveau de vie et les droits des femmes. La participation pleine et égale des femmes dans toutes les sphères de la vie, en renforçant leur statut au sein de la société, est une nécessité absolue dans tous nos efforts”, a-t-il ajouté.

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