La Belgique a annoncé avoir présenté avec le Koweït et l’Allemagne un projet de résolution commun au Conseil de sécurité des Nations Unies qui appelle à un cessez-le-feu immédiat à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

“La Belgique partage, avec l’Allemagne et le Koweït, une responsabilité particulière au sein du Conseil de sécurité en ce qui concerne les aspects humanitaires du conflit en Syrie”, a assuré le ministère belge des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère s’inquiète en particulier de la situation à Idlib, qui compte plus de 3 millions d’habitants, “une des dernières régions du pays qui échappe au contrôle du gouvernement”, où “des groupes terroristes sont également actifs”.

“Depuis le mois d’avril, le régime syrien tente de reprendre le contrôle d’Idlib par les armes. Cette lutte va de pair avec des centaines de victimes civiles et plus de 400.000 personnes déplacées (IDP). La Syrie vise systématiquement des citoyens et des cibles civiles, comme des hôpitaux et des écoles”, dénonce-t-il.

Au cours des derniers mois, la Belgique, le Koweït et l’Allemagne ont convoqué plusieurs réunions du Conseil de sécurité afin d’aborder l’escalade de la violence à et autour d’Idlib, et d’appeler toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, rappelle le communiqué.

Et d’ajouter que la Belgique table sur la proposition de résolution commune pour inciter le Conseil de sécurité à “prendre des actions collectives pour aider la population en Syrie”.

“La résolution doit accroître la pression sur la Syrie et vise à éviter une catastrophe humanitaire semblable à celle que nous avons connue à Alep”, conclut le communiqué.

Devant le Conseil de sécurité, l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a mis en garde jeudi que la violence et l’instabilité dans ce pays étaient alarmantes et qu’il était nécessaire de changer la dynamique.

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