Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a plaidé, lundi, pour un multilatéralisme plus fort et plus efficace, à l’occasion d’une cérémonie organisée au niveau de l’Assemblée générale pour marquer le 75è anniversaire de cette organisation mondiale.

Devant les représentants des 193 Etats membres, le chef de l’ONU a appelé à “un multilatéralisme en réseau” impliquant le système des Nations-Unies, les institutions financières internationales et les organisations régionales.

Pour M. Guterres, un “multilatéralisme inclusif” reste aussi nécessaire, avec l’implication effective de la société civile, des villes, du monde des affaires, et des jeunes.

« Aujourd’hui, nous avons trop de problèmes multilatéraux et pas assez de solutions multilatérales », a noté le neuvième Secrétaire général des Nations-Unies, organisation fondée en 1945 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Pour M. Guterres, la souveraineté nationale – un principe fondamental de la Charte des Nations Unies – va de pair avec une coopération internationale renforcée, reposant sur des valeurs communes et des responsabilités partagées dans la poursuite du progrès pour tous et toutes.

« Personne ne souhaite de gouvernement mondial, mais nous devons œuvrer de concert pour améliorer la gouvernance mondiale», a-t-il souligné.

« Dans un monde interconnecté, nous avons besoin d’un multilatéralisme en réseau, dans lequel la famille des Nations Unies, les institutions financières internationales, les organisations régionales, les blocs commerciaux et d’autres collaborent plus étroitement et plus efficacement », a-t-il expliqué. « Nous avons également besoin d’un multilatéralisme qui soit inclusif et s’appuie sur la société civile, les villes, les entreprises, les collectivités et la jeunesse ».

Il a également rappelé que le Secrétariat de l’ONU a célébré le 75è anniversaire de l’Organisation en menant une consultation à l’échelle planétaire. Plus d’un million de personnes à travers le monde, et notamment un grand nombre de jeunes, ont fait entendre leurs voix.

« Les participants ont fait part de leurs craintes et de leurs espoirs pour l’avenir. Ils estiment que la coopération internationale est indispensable pour faire face aux réalités de notre époque », a noté M. Guterres.

« Ils ont relevé que la pandémie de Covid-19 rendait cette solidarité plus urgente encore. Et ils ont souligné que le monde avait besoin de systèmes de santé et de services de base universels », a-t-il dit. « Les gens craignent la crise climatique, la pauvreté, les inégalités, la corruption et la discrimination systémique fondée sur la couleur de peau ou le genre ».

Le Secrétaire général a noté que les personnes consultées voient l’ONU comme un instrument pour bâtir un monde meilleur et «comptent sur nous pour être à la hauteur des épreuves d’aujourd’hui ».

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