Nations-Unies (New York), 23/05/2019 (MAP) – Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu, jeudi, un débat sur la question de la protection des civiles dans les conflits armés, l’occasion de saluer le renforcement du cadre normatif du droit international humanitaire.

Soixante-dix ans après l’adoption des conventions de Genève et 20 ans après l’inscription pour la première fois par le Conseil de sécurité de la protection des civils dans le mandat d’une mission de maintien de la paix, à savoir la Mission des Nations Unies au Sierra Leone (UNAMSIL), des progrès ont été enregistrés, a déclaré, à cette occasion, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

“Une culture de la protection s’est enracinée au Conseil de sécurité et dans l’ensemble des Nations Unies”, s’est félicité M. Guterres, qui a cité à cet égard plusieurs réussites à l’actif du multilatéralisme.

Ainsi au Soudan du Sud, près de 200.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays sont accueillies actuellement sur des sites de protection des civils. En République centrafricaine, la mission de l’ONU a appuyé des accords de paix et de cessez-le-feu conclus par des composantes civile et militaire, a-t-il relevé.

Et d’ajouter qu’en Afghanistan, l’enregistrement des victimes civiles par l’ONU a conduit les forces progouvernementales à adopter des mesures visant à réduire au minimum les dommages causés aux civils, alors qu’en Syrie, des millions de civils reçoivent une aide humanitaire transfrontalière.

Le chef de l’ONU a toutefois déploré le fait que le respect du droit international humanitaire se soit dégradé. “Malgré les progrès enregistrés, les conflits armés et le non-respect du droit international humanitaire continuent de causer de graves souffrances humaines”, a-t-il déploré.

M. Guterres a rappelé que les civils continuent de constituer la grande majorité des victimes dans les conflits. Et les travailleurs humanitaires et de santé venant en aide aux personnes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. Des centaines d’entre eux ont été tués, blessés ou kidnappés.

Le Secrétaire général a aussi estimé que le Conseil de sécurité pouvait faire beaucoup pour améliorer le respect du droit international humanitaire. “Nous avons les règles et les lois de la guerre. Nous devons tous maintenant œuvrer à faire en sorte qu’elles soient mieux respectées”, a-t-il souligné.

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