La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a mis en garde mardi contre les conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus qui risque “de réduire au néant les espoirs d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030”.

“Sans une action nationale et internationale rapide et décisive, la pandémie mettrait fin aux espoirs d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030”, a averti Mme Bachelet à l’ouverture de la 44e session du Conseil des droits de l’Homme.

“Particulièrement dans les pays les plus pauvres du monde, le nombre élevé de morts et de préjudices médicaux, la perte massive d’emplois, en particulier dans l’économie informelle, les perturbations du système d’éducation, la hausse des prix des denrées alimentaires et l’aggravation de la pauvreté entraînera probablement des dizaines de millions de personnes dans l’extrême pauvreté, annulant une décennie ou plus d’avancées en matière de développement”, a-t-elle souligné.

“Le Secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre une crise alimentaire mondiale imminente, avec des répercussions à long terme pour des centaines de millions d’enfants et d’adultes”, a-t-elle rappelé.

Elle a exhorté “les dirigeants du monde à saisir l’importance vitale de ce moment et à prendre des mesures immédiates pour soutenir le travail des institutions multilatérales qui luttent pour aider les pays et les peuples dans cette crise”.

“La pandémie devrait nous inciter à adopter des mesures fortes pour renforcer les puissantes protections que les politiques fondées sur les droits de l’homme peuvent fournir – en promouvant la santé publique, la confiance du public dans les orientations officielles et une plus grande résilience sociale et économique”, a-t-elle plaidé.

Mme Bachelet a dressé un état des lieux de l’impact de la pandémie sur la situation des droits de l’homme dans le monde.

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