Le Maroc demeure engagé à continuer de partager son expérience dans l’utilisation pacifique des technologies nucléaires avec les pays africains, a affirmé mardi l’ambassadeur du Maroc et représentant permanent du Royaume auprès des Organisations Internationales à Vienne, M. Azzedine Farhane.

”Le Maroc demeure engagé, plus que jamais, à continuer de partager son expérience dans l’utilisation pacifique des technologies nucléaires avec les pays africains et les Etats membres de l’AIEA, notamment les pays en développement et  les pays les moins avancés (PMA) dans le cadre d’une coopération sud-sud et triangulaire agissante et solidaire”, a souligné l’ambassadeur lors d’une réunion du Conseil des Gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui se tient du 9 au 13 septembre.

Dans une intervention dans le cadre du rapport du Directeur Général par intérim sur le renforcement des activités de l’Agence concernant les sciences, la technologie et les applications nucléaires, M. Farhane a affirmé que l’Accord régional de coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA) constitue un pilier de la collaboration régionale dans laquelle le Maroc est engagé.

Ainsi, le Maroc qui est devenu membre du Comité Management des Programmes (PMC) de l’AFRA pour 2018-2021, a procédé, dans le cadre de l’AFRA, à la signature de plusieurs accords triangulaires et bilatéraux dans le domaine de l’utilisation pacifique des technologies nucléaires, a dit le diplomate, ajoutant que le Royaume réitère sa ferme volonté de mettre en œuvre les différents programmes AFRA et renouveler à l’AIEA sa reconnaissance pour son appui technique, scientifique, financier et administratif depuis l’institution de l’AFRA en 1990.

Dans cette dynamique, il sied de souligner que le Maroc a organisé en 2018, de nombreux stages de formation et visites scientifiques, qui ont bénéficié à plus d’une quinzaine de pays africains, dont quelque 300 bénéficiaires, a rappelé le diplomate.

Dans ce contexte, a indiqué l’ambassadeur, le Maroc abrite cinq centres régionaux désignés par l’AFRA, des centres d’excellence régionaux qui permettent le renforcement des capacités et le partage des connaissances au niveau régional, dans les domaines de la formation en radioprotection, la cancérologie, la nutrition, la gestion des ressources en eau et les contrôles non-destructifs en industrie.

Il a de même assuré que le Maroc a développé, grâce au soutien de l’AIEA, une expertise nationale dans les domaines de la santé, de la médecine nucléaire et physique médicale, de la nutrition, de l’eau, de l’agriculture, de l’industrie, de l’environnement, ainsi que la contribution des universités marocaines au développement de programmes d’éducation et de formation et de manière générale dans la promotion de l’utilisation pacifique des applications et technologies nucléaires au service du développement durable.

Sur le plan universitaire, le Maroc avec le soutien de l’AIEA a lancé, depuis le début de ce mois, un Master en sciences radio-pharmaceutiques, à l’Université Mohammed V de Rabat, a dit M. Farhane, précisant que ce Master, le premier de son genre en Afrique francophone, est le fruit d’une étroite coopération entre l’AIEA et le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avec l’appui de Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) et de l’Institut national des sciences et technique nucléaire (INST) de la France.

Sur le plan du changement climatique, le Maroc est convaincu du rôle de l’énergie nucléaire pour le développement durable par la réduction de la dépendance énergétique nationale, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et l’atténuation des effets des changements climatiques, ainsi que pour le dessalement de l’eau de mer, a dit le diplomate, faisant remarquer que dans cette optique, le Maroc participe à plusieurs projets, en particulier africains, relatifs à l’application de la technologie nucléaire dans la protection de l’environnement, l’adaptation et la mitigation au changement climatique.

Il a souligné que le Maroc tient à réitérer, à cette occasion, son plein soutien aux efforts déployés par l’Agence dans le développement de l’énergie et des technologies nucléaires à des fins pacifiques permettant notamment la promotion d’un développement durable dans les Etats Membres et la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, des objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat et du Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020.

Le Maroc, qui a constamment œuvré en faveur des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire à des fins de développement, estime que le programme de coopération technique est le principal instrument pour le transfert des technologies nucléaires à des fins pacifiques, a-t-il indiqué, ajoutant que sa mise en œuvre optimale contribuera efficacement au développement durable des Etats membres, y compris dans les domaines de la santé humaine, de l’alimentation, de l’agriculture, de l’eau, de l’environnement et de l’industrie.

M. Farhane a relevé que le Maroc prend note avec un grand intérêt du rapport du Directeur Général par intérim sur le renforcement des activités de l’Agence concernant les sciences, la technologie et les applications nucléaires 2019, notamment les avancées enregistrées en 2018, dans le développement d’une grande variété de technologies nucléaires qui contribuent considérablement aux efforts nationaux des Etats membres, en particulier les pays en développement.

Bouton retour en haut de la page
Fermer