La Commission européenne et le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, ont présenté mercredi une nouvelle stratégie de cybersécurité qui vise à renforcer la résilience collective de l’Europe face aux cybermenaces et faire en sorte que tous les citoyens et toutes les entreprises puissent bénéficier pleinement de services et d’outils numériques sûrs et fiables.

“Lorsqu’ils utilisent des appareils connectés, le réseau électrique, les services bancaires ou les transports aériens ou qu’ils fréquentent des administrations publiques ou des hôpitaux, les Européens doivent pouvoir avoir l’assurance qu’ils sont protégés contre les cybermenaces”, insiste la Commission européenne dans un communiqué.

A travers cette nouvelle stratégie de cybersécurité, l’UE veut également renforcer la coopération avec ses partenaires dans le monde entier pour “promouvoir un cyberespace mondial, ouvert, stable et sûr, fondé sur l’État de droit, les droits de l’homme, les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques”, relève la même source.

“Avec la stratégie adoptée aujourd’hui, l’UE intensifie ses efforts pour protéger ses gouvernements, ses citoyens et ses entreprises contre les cybermenaces mondiales et pour jouer un rôle de premier plan dans le cyberespace, en veillant à ce que chacun puisse tirer parti des avantages d’Internet et de l’utilisation des technologies”, a souligné le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, cité dans le communiqué.

Pour réformer les règles relatives à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information, la Commission européenne propose ainsi des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’Union. Ces mesures visent à élever le niveau de cyber-résilience des entités critiques des secteurs public et privé, telles que les hôpitaux, les réseaux énergétiques, les chemins de fer, mais aussi les centres de données, les administrations publiques, les laboratoires de recherche et les installations de production d’appareils médicaux et de médicaments critiques, entre autres.

L’exécutif européen veut également lancer, à l’échelle de l’UE, un réseau de centres des opérations de sécurité reposant sur l’intelligence artificielle (IA), qui constituera un véritable “bouclier de cybersécurité” pour l’Union européenne, capable de détecter les signes d’une cyberattaque suffisamment tôt et de permettre une action proactive, avant que des dommages ne soient causés.

La Commission prépare, en outre, dans le cadre d’un processus progressif et inclusif avec les États membres, une nouvelle unité conjointe de cybersécurité, afin de renforcer la coopération entre les organes de l’UE et les autorités des États membres chargées de la prévention et de la dissuasion des cybermenaces et de la réaction à ces dernières, notamment les communautés civile, diplomatique, répressive et militaire du domaine de la cybersécurité.

Elle ambitionne également de renforcer les capacités industrielles et technologiques de l’UE en matière de cybersécurité, notamment au moyen de projets soutenus conjointement par les budgets de l’UE et les budgets nationaux.

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