Avec l’adoption du nouveau modèle universitaire du Bachelor, le Maroc aspire à donner un nouvel élan à son enseignement supérieur et rendre ses étudiants plus compétitifs sur la scène nationale et internationale en facilitant leur insertion dans le marché de l’emploi et en favorisant leur mobilité à l’international, a indiqué jeudi à Rabat, le ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Driss Ouaouicha.

S’exprimant lors d’un séminaire d’information et d’échanges avec les opérateurs de l’enseignement supérieur privé, M. Ouaouicha a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations menées avec les différents partenaires du secteur de l’enseignement supérieur privé relatives à la préparation de la mise en œuvre du nouveau modèle universitaire du Bachelor dont le Maroc a fait le choix d’adopter et qui démarrera effectivement en septembre prochain dans les établissements d’enseignement supérieur marocains.

À l’issue de la rencontre pédagogique nationale tenue en octobre 2018 à Marrakech sous le thème “l’Université renouvelée: la licence, un enjeu pour la qualification académique et l’intégration professionnelle”, il a été convenu d’instaurer une nouvelle reforme pour remplacer le système de la licence qui a montré ses limites par une nouvelle architecture pédagogique a même de favoriser épanouissement des étudiants, a-t-il précisé.

Le ministre a relevé qu’un ensemble d’études et de rapports émanant de plusieurs organismes nationaux et internationaux au sujet de la réforme du système pédagogique, dont le Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS), la Cour des comptes et la Banque mondiale, ont souligné la nécessité d’instauration d’un nouveau modèle de formation supérieur en adéquation avec l’évolution socio-économique, tout en prenant en considération l’évolution internationale des systèmes d’enseignement supérieur.

Ainsi, la réflexion autour de l’introduction d’une réforme pédagogique du cycle de la licence vient pour palier aux insuffisances constatées au niveau dudit cycle, a-t-il fait savoir, notant qu’il s’agit, entre autres, de la fracture linguistique entre l’enseignement secondaire et supérieur, la faiblesse des acquis disciplinaires, l’absence d’un système d’orientation efficient et l’insuffisance de la formation en Soft Skills.

M. Ouaouicha a également pointé du doigt le manque d’implication des professionnels de l’environnement socio-économique dans la formation et ce, à travers les initiatives d’orientation, d’encadrement et d’évaluation des étudiants durant leur période de stages, ce qui engendre des profils de faible qualité sur le marché de l’emploi et des formations inadaptées à ses besoins, notant que “face à ce diagnostic, le système Bachelor est pensé pour constituer une réponse aux attentes de la société et du marché du travail, ainsi que pour permettre la promotion des compétences et l’épanouissement des étudiants”.

Pour sa part, le directeur de l’Enseignement supérieur et du Développement pédagogique, Mohamed Tahiri a insisté que le système de Bachelor constitue une réponse aux attentes de la société et du marché du travail et un dispositif de promotion des compétences de l’étudiant.

“Ce modèle universitaire intervient en réponse aux Hautes sollicitudes Royales pour la question “Education-Formation” et aux discours Royaux sur l’adéquation “Formation-Emploi”, a-t-il poursuivi, faisant observer que ce nouveau système ambitionne d’augmenter l’employabilité des étudiants, d’améliorer leur mobilité internationale et de favoriser leur épanouissement et autonomie.

Différents intervenants se sont ainsi penchés, tour à tour, sur les normes pédagogiques nationales de ce “nouveau système reconnu à l’échelle mondiale, qui constitue un levier permettant de rehausser le niveau du système de l’enseignement supérieur au Maroc et dont la réussite est tributaire de l’implication et de l’engagement de tous les acteurs concernés”.

Tenu sous le thème “Le Bachelor: une nouvelle architecture pédagogique pour des étudiants plus épanouis”, cette rencontre, à laquelle ont pris part des personnalités du monde de l’enseignement, de la formation et de l’emploi, a constitué une opportunité idoine de concertation et d’échanges avec les opérateurs de ce secteur qui constitue un partenaire stratégique dans la mise en oeuvre de la politique nationale dans le domaine de l’enseignement supérieur et des réformes y afférentes.

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