Le Secrétaire général du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), Mounir Bensaleh, a estimé, mardi à Rabat, que le modèle de développement souhaité est appelé à accorder une grande importance à la dimension culturelle, qui constitue un levier de développement et de prospérité pour la société.

S’exprimant lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh 2970, tenue sous le thème “la place des droits culturels dans le modèle de développement souhaité”, M. Bensaleh a estimé que le développement économique et l’amélioration du taux de croissance économique au Maroc, “ne doivent en aucune circonstance négliger la dimension culturelle qui doit être prioritaire, pour relever le pari du développement”.

La culture, au sens complet du terme, ne constitue pas uniquement un levier de développement mais également un indicateur de la qualité de croissance et de sa durabilité, a-t-il poursuivi, faisant savoir que le CNDH a organisé 12 rencontres régionales autour de “la mise en oeuvre des droits et des libertés pour un nouveau contrat social”, dont deux rencontres traitant des apports de la culture.

Dans ce sens, M. Bensaleh a appelé à l’accélération de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux droits culturels, notamment l’officialisation de la langue amazighe, la mise en place du Conseil national des langues et de la culture marocaine, soulignant l’importance de la représentativité et la diversité culturelle et linguistique dans les programmes d’enseignement et de formation.

De son côté, le représentant du ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme, Ahmed Chakib, a affirmé que “l’annonce de l’UNESCO relative à la diversité culturelle”, représente le cadre normatif international concernant les droits culturels, expliquant que cette annonce a souligné que les droits culturels font partie intégrante des droits de l’Homme, représentant des droits universels, concomitants et équitables.

Il a, par ailleurs, relevé que le Maroc s’est engagé dans cette orientation, à travers l’élaboration d’un cadre normatif national qui consiste dans les mesures du plan d’action national en matière de démocratie et des droits de l’Homme (2018-2021), mettant l’accent sur l’importance d’accorder la priorité à la dimension culturelle au niveau du nouveau modèle de développement.

Pour sa part, Elhoucine Amouzay, chercheur au sein du l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), a déclaré que le Maroc est considéré comme un modèle en matière de promotion des droits linguistiques pour l’ensemble des citoyens, relevant que le modèle de développement souhaité se doit de donner à la langue amazighe son statut constitutionnel de langue officielle.

Les dispositions de la loi organique sur l’officialisation de l’Amazigh contribue en principe au nouveau modèle de développement et de l’intégration de l’Amazigh dans l’administration publique”, a ajouté M. Amouzay, appelant à l’engagement effectif de tous les acteurs dans ce chantier.

Cette table ronde, accueillie par l’IRCAM, s’est distinguée par la présence du doyen de l’Institut M. Ahmed Boukouss, de son Secrétaire général El Houcine El Moujahid et d’un parterre de chercheurs sur la question amazighe.

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