Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, s’est félicité de la tenue des élections présidentielle et législatives du 27 décembre au Niger, tout en saluant le gouvernement et le peuple nigériens pour le déroulement “pacifique” de ces échéances.

M. Guterres “félicite en outre les forces de sécurité et de défense nigériennes pour leurs efforts visant à créer un environnement sûr le jour du scrutin”, a indiqué lundi son porte-parole à New York.

Le chef de l’ONU a également appelé “tous les acteurs politiques et leurs partisans à maintenir un environnement pacifique et à résoudre tout différend qui pourrait survenir grâce au dialogue et aux mécanismes juridiques établis”.

“Le Secrétaire général réaffirme que l’ONU continue de soutenir le peuple et le gouvernement nigériens dans leurs efforts pour consolider davantage la démocratie et le développement durable dans le pays”, a-t-il dit.

Le scrutin présidentiel de dimanche est considéré comme historique, en ce sens qu’il devrait permettre au Niger de vivre la première transition à travers les urnes de son histoire.

Quelque 25.978 bureaux de vote étaient mis en place pour permettre aux 7.446.556 électeurs d’élire le successeur du président sortant Mahamadou Issoufou.

Les résultats de cette présidentielle couplée aux législatives devraient, selon le code électoral du pays, être publiés au cours de la semaine.

Trente candidats étaient en lice pour la présidentielle. Bazoum Mohamed, du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir depuis 2011), part favori de ce scrutin.

Les élections se sont déroulées dans le calme en dépit du contexte sécuritaire difficile marqué notamment par deux attaques terroristes meurtrières à quelques jours des élections et ayant fait plusieurs morts.

Pour le président sortant Mahamadou Issoufou, “quel que soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien. C’est un jour spécial pour le Niger qui va connaitre pour la première fois de son histoire une alternance démocratique”, a-t-il dit.

Depuis 1960, le pays ouest-africain n’a jamais connu une transition pacifique à travers les urnes entre deux chefs d’Etat.

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