Le gouvernement du Nicaragua a mis fin aux négociations avec l’opposition, en l’accusant de pratiquer la politique de la chaise vide.
Le gouvernement a estimé que les négociations “s’achèvent en raison de l’absence définitive de l’autre partie”, dans une lettre envoyée mardi par le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada, à l’ambassade du Vatican, rapporte la presse locale.
La position du gouvernement a également été transmise à l’Organisation des Etats américains (OEA), qui fait comme l’Eglise catholique office de “témoin” dans cette crise politique qui secoue le pays depuis avril 2018.
L’Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD), coalition de l’opposition, affirme de son côté ne pas en avoir été informé directement, selon un de ses dirigeants, Carlos Tünnerman.
“Nous avons dit que nous suspendions temporairement notre présence à la table des négociations en guise de protestation” du non-respect des accords et de la mort en prison d’un opposant, a expliqué M. Tünnerman.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a fait part de son regret à la suite de cette décision.
Le Nicaragua traverse une grave crise politique qui a débuté le 18 avril 2018. Une première contestation contre une réforme de la sécurité sociale a évolué vers des manifestations réclamant le départ du président Daniel Ortega, accusé d’avoir mis en place une dictature népotiste et corrompue, et des élections anticipées.
La répression a été sanglante: les violences politiques ont fait plus de 325 morts et 2.000 blessés, dans leur écrasante majorité dans les rangs des opposants, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

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