Le président du Parlement européen, David Sassoli s’est dit profondément préoccupé par l’absence de progrès dans les négociations sur le Brexit.

“Dans 114 jours, le droit de l’UE ne s’appliquera plus au Royaume-Uni. Le temps n’est pas en notre faveur et franchement, je suis profondément préoccupé par l’absence de progrès dans les négociations à ce stade tardif », a déploré M. Sassoli dans une déclaration à l’issue d’une rencontre qu’il a eue avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier.

«L’UE respecte la souveraineté du Royaume-Uni et nous attendons du Royaume-Uni qu’il respecte nos principes fondamentaux, sur lesquels nous avons été ouverts et clairs dès le départ », a affirmé le président du Parlement européen.

«Bien que nous ne voulions pas un accord à tout prix, nous exhortons le Royaume-Uni à travailler avec nous de manière constructive et à trouver des compromis qui sont dans l’intérêt des deux côtés », a-t-il dit sur un ton ferme, appelant ce pays «à respecter les engagements qu’il a négociés et signés l’année dernière – en particulier en ce qui concerne les droits des citoyens et l’Irlande du Nord». S’élevant contre «les tentatives du Royaume-Uni de saper l’accord », M. Sassoli a souligné que «l’UE, avec ses institutions et ses États membres, est déterminée et unie à vouloir un accord équitable qui profite aux citoyens européens et britanniques».

Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont repris mardi à Londres sur fond de profondes divergences entre les deux parties concernant leur future relations post-Brexit.

A l’approche de la fin de la période de transition au cours de laquelle le Royaume-Uni continue d’appliquer les règles de l’UE en attendant sa sortie effective le 31 décembre, la tension est montée d’un cran lundi notamment après des révélations par la presse britannique d’éventuelles modifications juridiques de certaines dispositions de l’accord sur le Brexit.

Dans un communiqué publié lundi soir, le négociateur en chef britannique, David Frost, a appelé l’Union européenne à faire preuve de plus de “réalisme” pour la reprise des négociations post-Brexit, affirmant par ailleurs accélérer les préparatifs en vue d’une sortie sans accord.

“L’UE doit faire preuve de plus de réalisme sur notre statut en tant que pays indépendant”, a déclaré M. Frost, notant que le Royaume-Uni ne peut pas se “permettre de ressasser les mêmes choses” après “six mois de dialogue”.

De son côté, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a menacé de quitter les négociations si les deux parties ne parviennent pas à des résultats tangibles.

Le Royaume-Uni a formellement quitté l’UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de 47 ans de mariage sans amour. Le pays reste toutefois régi par la réglementation européenne jusqu’à fin décembre, tandis que les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange.

 

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