Le Nagorny Karabakh, région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne soutenue par Erevan, est en proie à des combats meurtriers depuis désormais un mois.

Le 27 septembre, les autorités du Nagorny Karabakh annoncent que l’Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements “tout au long de la ligne de contact” et sur Stepanakert, capitale de l’enclave.

Bakou affirme avoir déclenché une “contre-offensive” en réponse à une “agression” arménienne.

Le 28, le président turc Recep Tayyip Erdogan appelle l’Arménie à mettre fin à son “occupation du Nagorny Karabakh”, assurant que la Turquie soutiendra l’Azerbaïdjan “par tous les moyens”.

Le lendemain, l’Arménie affirme qu’un chasseur-bombardier turc a abattu un de ses avions de combat. Ankara dément.

Le Kremlin demande à la Turquie de ne pas jeter de “l’huile sur le feu”.

Le Conseil de sécurité de l’ONU réclame un “arrêt immédiat des combats”.

Le 30, Moscou, “très préoccupé” du déploiement de combattants “venant notamment de Syrie et de Libye”, dit craindre une “escalade” dans la région.

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, jure de poursuivre ses opérations jusqu’à la reconquête du territoire ou au retrait total des forces arméniennes.

Le 1er octobre, les présidents russe, français et américain, dont les pays co-président le Groupe de Minsk – chargé depuis 1992 de la médiation dans le dossier du Nagorny Karabakh -, réclament “la cessation immédiate des hostilités”.

Le 2 octobre, Stepanakert est la cible de tirs d’artillerie lourde.

Erevan se dit prêt à “s’engager” avec le Groupe de Minsk, pour “rétablir un cessez-le-feu”.

Le 4, les bombardements sur les zones urbaines s’intensifient des deux côtés, visant notamment Stepanakert et Gandja, deuxième ville d’Azerbaïdjan.

Le 6, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian accuse la Turquie d’avoir provoqué “la guerre”. Il se dit “convaincu” que si la situation l’exige, la Russie remplira ses “obligations”, les deux pays étant liés par un traité d’alliance militaire.

Les autorités séparatistes indiquent que la moitié des quelque 140.000 habitants du Nagorny Karabakh ont été déplacés.

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