Le Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a déclaré, lundi devant le Conseil de sécurité, que le conflit israélo-palestinien restait l’un des facteurs de l’extrémisme et de l’instabilité dans la région.

Il a ainsi déploré que l’occupation israélienne se poursuive et qu’aucun progrès n’ait été fait vers la réalisation d’une solution négociée de deux Etats, Israël et la Palestine.

M. Mladenov, qui briefait le Conseil de sécurité par visio-conférence, a déploré l’absence de progrès vers un retour à des négociations entre Israéliens et Palestiniens alors que la région connait de fortes tensions.

“C’est une tragédie multi-générationnelle pour les peuples de cette terre”, a dit l’envoyé de l’ONU.

Sur le terrain, la situation a continué à se détériorer au mois de septembre et sans la perspective de négociations sur le statut final à l’horizon, les parties s’éloignent d’une solution viable de deux Etats, a prévenu M. Mladenov.

Devant les membres du Conseil, il a, de nouveau, rappelé que la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés était illégale selon le droit international et demeurait un “obstacle substantiel vers la paix”.

Evoquant la bande de Gaza, l’envoyé onusien a averti que la situation humanitaire reste critique.

Fin septembre, la moitié des médicaments vitaux n’était pas disponible, a indiqué le Coordonnateur spécial, avertissant que les besoins vitaux de Gaza ne peuvent être traités au jour le jour.

La seule voie pour aller de l’avant vers une paix durable est de revenir à la table des négociations, a rappelé M. Mladenov aux membres du Conseil, ajoutant qu’”une paix durable sur le long terme ne peut être atteinte que sur la base de la justice, des droits de l’homme et du droit international”.

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