Les mélomanes de la musique andalouse ont savouré, samedi soir au mythique théâtre Rialto de Montréal, une variété de chansons qui puisent dans le patrimoine andalou-judéo-marocain, le temps d’une Nuit d’Andalousie de haute volée en clôture du festival Séfarade de Montréal.

Sous la direction de l’artiste Leila Gouchi, Sanaa Marahati, l’une des plus belles voix de la musique melhoun et le célèbre David Serero, ont gratifié l’auditoire d’un florilège de chansons célèbres et de mélodies envoûtantes, mêlant diverses sonorités arabo-maroco-andalouses.

La soirée a été organisée en présence du Consul général du Maroc à Montréal, Fouad Kadmiri,  et de nombreuses personnalités et membres des communautés marocaine et juive établies au Canada, venues se ressourcer de ce legs inestimable qui a conservé son essence et son originalité.

“Le spectacle de ce soir fait partie des initiatives fort louables qui contribuent à la sauvegarde et la valorisation d’un patrimoine immatériel qui nous est très cher”, a indiqué M. Kadmiri dans une allocution à cette occasion.

Baptisé “Nuit d’andalousie”, le spectacle est une invitation à revisiter le riche répertoire musical andalou, a-t-il dit, notant que les “deux artistes marocains musulman et juif, Sanaa Marahati et David Serero, nous plongent dans cette Andalousie d’antan où a prévalu le vivre-ensemble pendant des siècles avant qu’un grand nombre de sa population décide d’élire domicile dans le Royaume”.

Il a dans ce contexte affirmé que”la Haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI ne cesse d’entourer la communauté marocaine de confession juive établie à l’étranger n’a d’égale que l’indéfectible attachement du Souverain à la sauvegarde et la valorisation de l’héritage judaïque marocain».

Organisé du 3 au 17 novembre par la communauté sépharade unifiée du Québec , le festival a offert un menu riche en saveurs et en couleurs , alliant à la fois tradition et modernité, fusion des genres et nouveautés , a indiqué le co-président de l’événement, Dave Dadoun.

Ce festival, qui existe depuis 50 ans, offre l’opportunité de revisiter et revivre notre patrimoine «hautement apprécié par nous marocains musulmans et juifs», a-t-il déclaré à la MAP.

De son côté, la directrice artistique de la soirée, Leila Gouchi a exprimé sa fierté de contribuer à la mise en valeur et la célébration d’un legs musical qui représente aujourd’hui l’une des facettes de la culture et du patrimoine multiséculaires marocains qui font la richesse du Royaune.

Sous des salves d’applaudissements et de youyous stridents, les deux artistes ont restitué avec brio tout des extraits mémorables du passé et du présent de la musique andalouse. Le public, conquis et enchanté, aura vécu deux heures durant des moments de vive convivialité, de spiritualité et de partage.

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