Pour apprendre à vivre à l’âge digital, il faut promouvoir l’égal accès des individus et des sociétés à l’éducation aux médias et à l’information, a souligné la présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle, Mme Latifa Akharbach.

“Désormais, outre la fracture numérique qui persiste et s’aggrave, la société mondiale doit faire face à une nouvelle fracture induite par l’inégal accès à l’éducation aux médias et à l’information (EMI)”, a affirmé Mme Akharbach, lors d’un panel organisé à Göteborg (Suède), dans le cadre de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information de l’Unesco.

Ceci est d’autant plus vrai que l’EMI est “considérée comme un outil d’habilitation des individus et des sociétés à vivre à l’âge digital tout en préservant leurs droits humains et en développant leur résilience à l’infox, à la manipulation et au discours de haine”, a-t-elle expliqué.

Intervenant au débat d’une session sur “éducation aux médias, bonne gouvernance et élections”, Mme Akharbach a relevé que “dans un monde hyper-connecté où la communication est globalisée et les niveaux de développement fortement différenciés, il est important de ne pas oublier qu’il faut apprendre individuellement et collectivement à vivre à l’ère du Big Data et que l’on n’est pas tous égaux devant les algorithmes et les multiples effets disruptifs de l’Intelligence Artificielle”.

Elle a aussi considéré que “la focalisation sur les seuls médias et plateformes numériques en termes de réflexion sur les besoins nouveaux en matière d’éducation aux médias et à l’information pouvait conduire à une sous-estimation de l’impact sur les comportements et les mentalités encore important de ces médias dans certaines sociétés”.

Challengés sur leur modèle économique et soucieux de trouver de nouvelles audiences, ces médias, a-t-elle expliqué, adoptent de nouvelles pratiques professionnelles questionnables au niveau des valeurs du respect de la vie privée, de la dignité humaine, des principes du vivre-ensemble, etc.

La présidente de la HACA conduisait une délégation composée de M. Mohammed El Maazouz, membre du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle, et de Mme Ghita Berrada, chargée des études médias au sein du Département études et développement.

Le Maroc était aussi représenté à cette conférence, à laquelle ont pris part des représentants de plusieurs dizaines de pays des cinq continents, par le Directeur de l’Institut supérieur de l’information et de la communication, M. Abdellatif Bensfia.

Il est à noter que la prochaine MIL Global Week aura lieu en Corée du Sud.

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