Ces programmes sont placés au cœur d’une stratégie globale et d’une vision royale perspicace, visant le développement des anciennes médinas marocaines et la consolidation de leur paysage urbanistique et civilisationnel, à travers l’investissement de leurs atouts économiques, notamment ceux liés aux secteurs du tourisme et de l’artisanat pour jouer le rôle de locomotives du développement touristique et économique.

A Fès en avril dernier, SM le Roi Mohammed VI avait en effet donné le coup d’envoi des travaux de réhabilitation de 32 sites parmi un total de 113 concernés par le programme complémentaire de mise en valeur de l’ancienne médina de Fès.

Ces projets viennent compléter les deux programmes précédents mis en œuvre avec un financement supérieur à un milliard de DH, à savoir celui de la mise en valeur de la médina de Fès et le programme d’aménagement de parkings, de réhabilitation des espaces publics et d’installation d’un dispositif d’information.

Au cours de cette visite, SM le Roi avait aussi procédé au lancement des travaux de restauration du musée ‘’Al Batha’’, qui sera érigé après sa rénovation en l’une des plus belles structures muséales du Maroc, et de construction d’un musée de la culture juive.

Un autre programme concerne la mise en place de huit parkings, à savoir Bab Jdid, Bin Lamdoune, Oued Ezzhoun, Bab El Kissa, Ain Azelitine, Bab Boujloud, Sidi Bounafaâ et Bab El Hamra. Ce programme d’envergure porte aussi sur le pavage, l’adressage des rues, ruelles, places et placettes dans la médina de Fès et l’installation de bornes d’information au service des habitants, des visiteurs et des touristes.

Au cours de la visite du Souverain à l’ancienne médina, transformée en vaste chantier de modernisation et de réhabilitation renouvelée, SM le Roi s’était enquis de nombreux projets de réhabilitation, dont hammam Seffarine qui date du 14è siècle, le foundouk Staouniyine et le grand projet Lalla Yeddouna qui s’étale sur 7.000 m2 et qui devra absorber 500 postes de travail dans le domaine de l’artisanat.

L’opération de modernisation a également touché la valorisation d’une dizaine de sites historiques, la réhabilitation de 39 sites historiques d’activités économiques (foundouks, ateliers, souks) et de 10 mosquées et écoles coraniques, notamment l’horloge à eau et le musée de la culture juive, ainsi que la restauration de Dar Al Makina.

Le visiteur de la cité semble chaque fois impressionné par l’ampleur du changement qu’ont connues les différentes ruelles de l’ancienne médina de Fès, dont la plus récente est la place Lalla Ydouna, devenue l’un des joyaux des sites historiques du Maroc.

La célèbre galerie de Moulay Idriss a connu, elle aussi, une opération de rénovation, à l’instar d’une dizaine d’écoles et de Fondouks, qui remontent à plusieurs siècles et qui font office actuellement de musées animés, des témoins éternels du génie créatif de l’artisan marocain.

Grâce à la vision royale tournée vers la préservation du patrimoine spirituel du Royaume, ces divers espaces de l’ancienne médina, dont les foundouks et les sites historiques, ont retrouvé leur splendeur après de vastes opérations de restauration et de rénovation de ces espaces et qui ont été sanctionnés par le label ‘’Fanadik Fès’’, avec l’adoption d’un nouveau concept de gestion, afin de les intégrer dans la dynamique économique et sociale de l’ancienne médina.

De nombreux autres projets structurants ont été réalisés, dont la mise à niveau et la promotion des circuits touristiques, particulièrement celui de l’artisanat dans l’ancienne médina.

Ce chantier tend le remplacement d’un certain nombre de panneaux d’information relatifs aux circuits touristiques et la création d’autres nouveaux tableaux signalétiques, outre la tenue de campagnes de promotion destinées aux touristes locaux et étrangers. Il vise également une série de changements au niveau des circuits actuels pour englober les nouveaux centres d’artisanat et les opérations de restauration des sites historiques.

Au cours de ces différentes opérations de réhabilitation, les normes internationales en vigueur ont été respectées, dont la préservation des droits des artisans délocalisés tels la Kissaria de Moulay Idriss et la place Lalla Ydouna.

Les projets de réhabilitation sont toujours en cours avec une détermination continue pour redonner à Fès son lustre d’antan et préserver son patrimoine et son authenticité, en tant que cité marocaine islamique et méditerranéenne riche en culture, créativité, art et esthétique.

La cité ismaïlienne, quant à elle, a connu durant l’année 2019 le lancement des travaux du programme de réhabilitation et de mise en valeur de la médina d’une enveloppe budgétaire de 800 millions de DH, signé sous la présidence de SM le Roi le 22 octobre 2018, lequel est destiné à moderniser la ville de Meknès dans son intégralité.

Ce programme vient compléter les réalisations des programmes lancés dans la ville. Ils concernent le traitement des bâtisses qui menacent ruine, le renforcement de près de 32 km de réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide, avec la connexion de plus de 7.500 bâtiments avec divers réseaux, ainsi que la réhabilitation d’environ 5,4 km des ruelles de l’ancienne médina, outre la réhabilitation de Bab Jdid, Kasr El Mesdrassa, l’aménagement de la palce Aouda et Jinan Benhalima et la restauration des sites historiques tels Borj El Ma et Bab Balkari.

Le programme de mise niveau de Meknès vise la valorisation de l’ancienne médina, à travers les circuits touristiques et l’aménagement de l’espace urbanistique, outre la création d’emplois pour les jeunes, les professionnels et les artisans et la création d’une véritable dynamique socio-économique et touristique.

La restauration et la réhabilitation du patrimoine historique de l’ancienne médina porte sur le palais Mansour, Sahrij Sawani, Hri Swani, le prison Kara et la restauration des murs d’une longueur de 12km, outre 4 tours historiques et la restauration de 14 portes historiques, dont les plus importantes sont Bab Mansour, Bab Lakhmis et les places de Lahdim et Al Mechouar, avec des investissements de l’ordre de 594 MDH.

Quant à l’amélioration de l’accès et de la circulation dans l’ancienne médina, elle comprend les projets de création d’un parking à Bab Rha et d’un autre à la place Zine El Abidine pour un coût estimé à 40 MDH.

Le renforcement de l’attractivité touristique et économique de la cité ismaïlienne consiste en la réhabilitation du Foundouk Nejjarine, Kissariat Al Harire, la création de quatre circuits touristiques à l’ancienne médina d’une longueur de 3 km, le circuit de Dar Lakbira (7,1KM), le circuit Lmalah- Skakni Cheikh Al Kamel (4Km) et le circuit des autobus sur une distance de 15km.

Les installations de proximité qui seront réalisées concernent la réhabilitation du Fondouk du Henné et des clubs des femmes Bab Gnaoua et Al Inbiaât, ainsi que la maison de la jeunesse Abdelkarim Al Khattabi pour un coût de 166 MDH.

Ces projets seront mis en œuvre en partenariat notamment avec le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (300 MDH), les ministères de l’Intérieur (100 MDH), des Habous et des affaires islamiques (56 MDH), de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville (100 MDH), de la jeunesse et du sport (20 MDH) et de la culture (34 MDH).

Bouton retour en haut de la page
Fermer