Une grande partie de l’avenir de l’Espagne démocratique dépend des relations qu’elle entretient avec le Maroc et du processus de modernisation enclenché par le Royaume, a souligné l’ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

“Les bonnes relations qui lient le Maroc et l’Espagne sont synonymes de stabilité, de sécurité et de progrès pour les deux pays, pour l’Afrique du Nord et pour la politique de l’Union européenne en faveur de la Méditerranée”, a relevé M. Zapatero dans une tribune publiée lundi par le journal espagnol El Pais, sous le titre “L’Espagne et le Maroc durant les 20 ans de règne de SM le Roi Mohammed VI”.

L’ancien chef de l’exécutif espagnol a affirmé qu’au cours des vingt dernières années, les relations entre l’Espagne et le Maroc se sont renforcées à la faveur des liens étroits de coopération qu’entretiennent les deux pays dans les domaines politique, économique, social et culturel.

“Sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, il a été possible de surmonter les tensions marquant le début des années 2000”, a indiqué M. Zapatero, saluant les relations fructueuses qu’entretiennent actuellement l’Espagne et le Maroc.

“Depuis mon arrivée à la tête du gouvernement espagnol, les autorités marocaines n’ont cessé de témoigner d’un engagement sans faille en faveur du renforcement de la coopération entre les deux pays sur des questions difficiles et décisives, en l’occurrence la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine”, a-t-il précisé, notant que la collaboration étroite entre les deux pays dans ces domaines a été, à maintes reprises, saluée par les organisations internationales.

Il a affirmé que l’Espagne et le Maroc ont œuvré ensemble pour “établir une responsabilité commune sur des questions très sensibles”, ajoutant que les relations entre les deux pays “se sont consolidées davantage notamment après la visite d’Etat du Roi Felipe VI d’Espagne au Maroc, et les deux visites de travail effectuées par le chef de l’exécutif espagnol dans le Royaume”.

M. Zapatero a mis en exergue l’évolution des échanges commerciaux bilatéraux qui sont passés de 1,8 milliards d’euros en 1999 à environ 15 milliards d’euros en 2018, soit une hausse de 700%, notant que l’Espagne est devenue en 2012 le premier partenaire commercial du Maroc, qui était la deuxième destination mondiale des biens espagnols en dehors de l’Union européenne (UE).

Le Maroc est considéré également comme la première destination des investissements espagnols en Afrique, avec plus de 600 entreprises implantées au Royaume, a rappelé l’ancien chef de l’exécutif espagnol, saluant la coopération fructueuse qui lie les deux pays dans le domaine de l’éducation et de la culture.

Et de souligner que la volonté d’intensifier la coopération avec l’Espagne de la part du Maroc s’inscrit en droite ligne des Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI, qui ne cesse d’insister sur la nécessité de renforcer la coopération du Royaume avec ses partenaires stratégiques, en particulier la France et l’Espagne.

“A mon avis, cette évolution positive des relations entre l’Espagne et le Maroc a pu être concrétisée notamment grâce au processus de modernisation et aux réformes adoptées par le Royaume au cours des vingt années de règne de SM le Roi Mohammed VI”, a fait savoir M. Zapatero, notant que les chiffres officiels montrent clairement le développement que connait le Royaume, dont le PIB a été multiplié par trois et le PIB par habitant est passé de 3.580 à 8.930 dollars.

Le Maroc a pu, au cours des vingt dernières années, développer un réseau autoroutier important d’une longueur de plus de 1.800 km, réaliser la première liaison à grande vitesse du continent africain qui a rapproché Tanger à 02h10 de Casablanca, promouvoir l’émergence industrielle du pays et adopter un plan ambitieux dans le domaine des énergies renouvelables, a poursuivi l’ancien chef du gouvernement espagnol.

M. Zapatero a, à cet égard, assuré que la ferme volonté du Maroc de renforcer la modernisation de ses institutions et de mettre en oeuvre des réformes ambitieuses s’est reflétée clairement dans le développement politique et social que connait actuellement le Royaume, notant que la consolidation du pluralisme politique a permis au Maroc d’adopter de profondes réformes dans différents domaines, dont ceux liés au système judiciaire, à la démocratie et à la modernisation.

Le Maroc a réalisé aussi de nombreux progrès dans le domaine social, en particulier en matière du renforcement des droits de la femme et de la lutte contre la violence de genre, a relevé l’ancien président de l’exécutif espagnol, ajoutant “nous devons apprécier et saluer ces réformes et être convaincus que l’égalité et le respect de la diversité sont ancrés chez notre pays voisin”.

Il a, dans ce contexte, souligné la nécessité de renforcer davantage les relations de coopération entre l’Espagne et le Maroc, de manière à faire en sorte que le processus de modernisation et les réformes entreprises touchent les domaines social, éducatif et culturel au Maroc.

“Le Maroc, qui faisait face à de grands défis il y a 20 ans, a pu renforcer sa stabilité et ouvrir la voie à la modernisation et à des réformes majeures, qui lui ont permis de réaliser d’importants progrès”, a-t-il insisté, faisant savoir que “SM le Roi Mohammed VI ne cesse de souligner la nécessité de relever les différents défis sociaux auxquels peut faire face le Royaume, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé”.

“Nous devons soutenir les objectifs du Maroc et contribuer à leur réalisation, sur la base du respect et de l’amitié, en optant pour la même vision adoptée par SM le Roi Mohammed VI dans le cadre des relations du Maroc avec l’Espagne au cours des vingt années de Son règne”, a-t-il conclu.

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