Une cinquantaine d’habitants d’un quartier populaire de Santiago du Chili, La Pintana, ont défié le confinement obligatoire en manifestant mercredi pour réclamer une aide alimentaire d’urgence, au moment où les Chiliens les plus pauvres souffrent de l’arrêt de l’activité économique.

Dans ce quartier traditionnellement ouvrier, défavorisé et à forte délinquance, des habitants ont défié le confinement décrété depuis vendredi dans la capitale. Ils ont protesté avec des banderoles, des barricades incendiées, des concerts de casseroles, et des slogans qui accusent le pouvoir de se désintéresser de leur sort.

Des policiers et militaires venus sur place ont laissé les manifestants, principalement des femmes, protester à condition que ce soit sur les trottoirs.

“Il y a beaucoup de gens qui travaillent dans le BTP, comme domestiques, dans les centres commerciaux, et tout ça est fermé. Nous ne pouvons pas faire face”, a dit à la radio Cooperativa une habitante, Cecila.

Les manifestations étaient parties lundi d’un autre quartier du sud de Santiago, El Bosque, dégénérant en affrontements.

La veille, le président Sebastian Piñera, très impopulaire, avait pourtant annoncé la distribution à partir de fin mai de 2,5 millions de colis alimentaires pour ses concitoyens les plus défavorisés. Il a également promis des bons alimentaires, mesure que les manifestants jugent insuffisante.

L’épidémie est en pleine croissance au Chili, avec un total de près de 54.000 cas et 544 décès.

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