La cheffe du gouvernement de Hong Kong, Carrie Lam a déclaré mardi qu’elle n’excluait pas l’option de demander une intervention militaire chinoise pour contenir les manifestations anti-gouvernementales, si la situation devenait “plus mauvaise”.

Mme Lam a également déclaré aux journalistes qu’il faudrait un certain temps avant que la nouvelle interdiction de porter des masques lors de rassemblements publics ait un effet, ajoutant qu’il n’est actuellement pas prévu de légiférer davantage de lois en vertu des pouvoirs d’urgence.

Les manifestations qui ont débuté en juin contre un projet de loi suspendu autorisant l’extradition vers la Chine ne montrent aucun signe de relâchement et ont donné lieu à des affrontements de plus en plus violents entre manifestants et la police.

La responsable hongkongaise a déclaré lors d’un point de presse régulier qu’elle n’excluait aucune mesure pour mettre fin à la violence et rétablir l’ordre.

Interrogée sur le fait que le gouvernement envisage de demander à Pékin d’envoyer des militaires, elle a déclaré que l’option était prévue dans la Loi fondamentale de l’ancienne colonie britannique restituée à la Chine en 1997.

“Pour le moment, je suis toujours fermement convaincu que nous devrions trouver les solutions nous-mêmes. Telle est également la position du gouvernement central selon laquelle Hong Kong devrait s’attaquer elle-même au problème”, a-t-elle fait savoir, ajoutant que si la situation devient intenable, aucune option ne peut être exclue.

Selon l’article 14 de la Loi fondamentale, Hong Kong peut demander à Pékin de déployer l’armée chinoise pour contribuer au maintien de l’ordre public.

Depuis juin, la police a arrêté 2.363 personnes, dont 241 au cours des quatre derniers jours, pour délits de rassemblement illégal, émeute, détention d’armes, agression de la police, vandalisme et entrave au travail de la police.

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