Les militaires mutins au Mali et la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne sont pas parvenus à un accord sur les modalités d’un transfert du pouvoir aux civils, ont fait savoir les deux parties.

Aussi, a-t-on laissé entendre, le “rétablissement” d’Ibrahim Boubacar Keïta dans ses fonctions de président, exigé par la CEDEAO, n’était plus sur la table des négociations.

Depuis samedi dernier, les militaires et la délégation ouest-africaine, conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, ont échangé les points de vue sur la “transition” promise par les militaires, a déclaré à la presse le porte-parole de ces derniers, le colonel Ismaël Wagué.

“Il y a eu des discussions de part et d’autre, sachant qu’à ce stade rien n’est arrêté, rien n’est décidé et que nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous”, a-t-il expliqué.

Pour sa part, Goodluck Jonathan a indiqué que “nous nous sommes entendus sur un certain nombre de sujets, mais il y a certains sujets sur lesquels nous ne nous sommes pas entendus”.

Ibrahim Boubacar Keïta, avait annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi derniers, sa démission ainsi que la dissolution du parlement et du gouvernement, quelques heures après avoir été arrêté par des militaires.

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