Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a lancé samedi à Bamako le dialogue national inclusif (DNI) qui vise à tenter de trouver des solutions à la crise non seulement sécuritaire, mais multiforme, à laquelle le pays est en proie depuis des années.

 “Unissons-nous, unissons nos mains pour boucher les trous de la jarre percée”, a déclaré le chef de l’Etat devant quelque 3.000 personnes au Palais de la culture.

Le DNI qui se tient jusqu’au 22 décembre, avait été annoncé par le président Keïta afin de permettre aux différents acteurs d’examiner les causes réelles de la détérioration du climat social dans le pays, adopter des reformes et apporter des solutions à la crise sécuritaire.

 “Nous devrions saisir l’opportunité offerte de la mise à plat, et du diagnostic profond”, avait indiqué récemment le président Keïta, expliquant que les conclusions et résolutions issues de ce dialogue seront mises en œuvre par un mécanisme indépendant.

Les participants se pencheront sur les thématiques : “Politique et institutionnel”, “le social et la gouvernance”, “Economie et finance”, “la gouvernance du foncier et des domaines” ainsi que “l’Education et formation professionnelle”.

Les préparatifs pour le dialogue national ont été menés à travers les contacts entre les différents acteurs conviés à ces assises.

La tenue de ce dialogue permettra aux différents acteurs de faire le diagnostic des causes réelles de la détérioration du climat social, et de proposer des mécanismes appropriés pour la préservation d’une paix sociale durable, renforcer et pérenniser le cadre de dialogue social entre l’Etat et les partenaires sociaux.

Il est question aussi de débattre des voies et moyens à même de créer autour des reformes, institutions, politiques ainsi que des questions sécuritaires les conditions d’un sursaut national garant de la paix et la sécurité.

Le DNI vise aussi à analyser les forces et faiblesses des politiques économiques, éducatives, sociales, sanitaires et environnementales et proposer des solutions de sortie de la crise politique et sociale.

Il se veut, en outre, une occasion pour débattre des politiques sectorielles concernant les groupes les plus vulnérables (femmes, enfants, populations des zones rurales, urbaines et péri-urbaines pauvres, les handicapés, les migrants déplacés et réfugiés de retour) et de leur renforcement à travers une meilleure gouvernance.

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