Le chef du gouvernement espagnol en fonction, Pedro Sanchez, a demandé à l’exécutif catalan de “condamner clairement” l’usage de la violence lors des manifestations organisées dans cette région, à la suite de la condamnation d’ex dirigeants indépendantistes.

“Le chef du gouvernement régional catalan, Quim Torra, et les membres de son gouvernement ont le devoir politique et moral de condamner +clairement+ et +sans excuses+ le recours à la violence lors des manifestations en Catalogne”, a indiqué M. Sanchez lors d’une déclaration institutionnelle au Palais présidentiel de la Moncloa, à l’issue d’une rencontre avec les chefs du parti populaire (PP), de Ciudadanos et de Podemos.

M. Sánchez a tenu à défendre l’approche adoptée par l’exécutif fondée sur la “modération”, qui est considérée, selon lui, comme “une autre forme de force”, notant que l’exécutif oeuvre à connaître ceux qui sont derrière la création de la plateforme “Tsunami démocratique”, qui assure la gestion des protestations en Catalogne après la sentence.

“Les groupes violents organisés et, en général, ceux qui aspirent à enfreindre les lois démocratiques n’atteindront pas leur objectif”, a insisté le chef de l’exécutif, ajoutant que “les habitants de la Catalogne ont le droit de vivre en paix et cela est incompatible avec l’attitude de ces groupes”.

Il a, en outre, relevé que “le droit légitime de manifestation reconnu par la Constitution doit être protégé. Cependant, il n’y a aucune cause ou raison qui justifie le recours à la violence dans une démocratie comme la notre”.

Le chef de l’exécutif a fait savoir qu’un comité de coordination, composé de représentants de la présidence du gouvernement, des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Défense, de la Justice, de l’Economie, des Finances et de l’Equipement, et du Centre national de renseignement, a été mis en place jeudi dernier, pour assurer le suivi des évènements en Catalogne, après la sentence du procès des douze ex-dirigeants indépendantistes catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.

“Malgré les images +dramatiques+ véhiculées sur les manifestations en Catalogne, la coexistence et la tranquillité seront restaurées, et ce grâce à la coopération entre toutes les forces de sécurité, y compris les Mossos d’Esquadra (police catalane)”, a-t-il conclu.

La Cour suprême espagnole a condamné lundi dernier neuf des douze ex-responsables catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017 à des peines allant de 9 à 13 ans de prison.

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